dimanche 12 avril 2015

Une femme nue dans un livre pour enfants - 500e exemplaire



Livre Ma mère, c'est la plus forte: une histoire sur la naissance

Note: * Cet article a été publié une première fois en avril 2015; au 1er janvier 2016, nous parlons plutôt de 1600 livres.



On m’a reproché d’insérer des illustrations d’une femme nue et d’utiliser le mot « hormones » dans un livre jeunesse. On a ri du mode d’édition de mon livre, aussi. Il fallait oser. Aujourd'hui, j’ai vendu le 500e exemplaire* de Ma mère, c’est la plus forte – une histoire sur la naissance.


Un "gros vendeur" 
500 exemplaires*, c'est beaucoup!
C’est le nombre d'exemplaires dans lequel un livre ou un roman au Canada est souvent imprimé. Comme me disait un ami qui œuvre dans l’édition : 

« 500*, ce n’est pas encore un bestseller
mais - wow! - c’est un gros vendeur ».


Quelques faits :

  1. De Gaspé à Alma, de Senneterre à Boucherville, près de 30 libraires indépendants ont vendu des exemplaires de notre livre indépendant!
  2. Mon blog est passé d'une centaine de visites par mois à une centaine de visites par jour. (Vive les réseaux sociaux)
  3. Nos principaux points de vente : les boutiques de maternité, les organismes en périnatalité et les studios de yoga
     
  4. Réalisé pour tous les milieux, une classe de premier cycle de Montréal et un centre d'éducation à la condition féminine possèdent un exemplaire de Ma mère, c’est la plus forte
     
  5. Le livre a traversé l'océan!!!! En plus d'avoir un point de vente en France, Belgique et en Suisse, deux revues européennes l'ont présenté dans leur section « Suggestions de lectures ».

Et merci encore d'avoir cru en notre projet!!!!!

                    Cynthia !



Note: * Cet article a été publié en avril 2015, au 1er janvier 2016, nous parlons plutôt de 1600 livres.




AVANT DE QUITTER...
Prenez 2 minutes pour faire connaitre le livre, venez
 "aimer" notre page facebook...



Disponible sur www.amazon.ca
(évalué 5 étoiles!!!)

vendredi 10 avril 2015

Des petits projets au quotidien


Ils est 16h30, les enfants rentrent avec de belles jouent rouges et ma petite voisine me montre son pantalon de neige déchiré. C'est comme ça, même les enfants des autres savent que j'ai toujours ma machine à coudre à la porté de la main, et que juste l'idée de jeter un morceau de vêtement encore si neuf me fend le coeur. Alors, je lui ai réparé sa culotte de neige. Une affaire de cinq minute!

Ces jours-ci, les formes sont à l'honneur et voici quelques suggestions pour créer, recycler, jouer:

1. Une série de carrés = un serpent pour bébé!


2. C'était l'anniversaire d'un ami et mon grand voulait lui offrir une couronne type Waldorf 
(vous vous rappelez celle que j'avais fait pour ma cocotte http://lasaisondumammouth.blogspot.ca/2014/09/laine-et-feutrine.html )

Quelques triangles sur de la feutrine.
Et une "suite logique" d'orange et jaune.



Ainsi qu'une "suite logique" de blocs Lego rouge et bleu.
J'ai fait la finition, mais c'est tout, ce n'était pas mon projet :)

3. J'ai une tonne de foulard tricoté avec amour.
Celui-ci, je l'ai reconverti en pantalon pour ma cocotte. 
J'ai coupé le foulard en 3 pièces: les jambes et le centre des fesses pour élargir aux cuisses jusqu'à la taille. 


4. Premier grand projet réalisé par mes enfants : un BBQ et de la nourriture en feutrine. 
J'ai prêté ma machine (sous supervision) à mon grand pour la première fois pour la grille du four.


Les saucisses sont des rectangles devenus cylindres.
La patate jaune est un ovale.


Cocotte voulait faire une betterave. Je lui ai tracé un patron sur du carton et elle l'a tracé et découpé tout seule.  




Et vous, quels sont vos projets de printemps?



samedi 28 mars 2015

Les grandes marées

Une nouvelle glace vive apparaît sur la plage un soir de grande marée.

Je vis à Iqaluit, 
cet endroit décrit comme "un désert de glace et de roches" 
par les premiers Blancs y ayant habité, les missionnaires.
Il y a quelques jours, c'était la pleine lune, ici comme ailleurs.

La pleine lune.
Ici, on dit plutôt: "Les jours de grandes marées"
Parce que, même avec une épaisse couche de glace recouvrant la mer,
celle-ci ne demeure pas insensible à l'attraction de la lune.
Particulièrement à l'attraction de la pleine lune.

Sur la plage, s'entasse d'énormes blocs de glaces

Entre la toundra et la mer,
sur la plage,
s'entasse d'énormes blocs de glaces forgés par la marée.
Et lors des grandes marées,
ce qui semble être complètement glacé 
- surtout avec la température extrême des deux premiers mois de l'année -
craque,
bouge,
se fissure.
On entend l'eau ruisseler: la marée est ascendante. 

À coups de hache, la piste redevient nôtre.

La marée, la vilaine, brise nos pistes.
À certains endroits, de nouveaux monticules apparaissent.
À d'autres, des failles nous impressionnent.
À coups de hache, la piste redevient nôtre. 

Le ciel est dégagé.
La météorologie populaire dit qu'il ne neige jamais un soir de pleine lune.
Vive la pleine lune.


La météorologie populaire dit qu'il ne neige jamais un soir de pleine lune.

lundi 23 mars 2015

Douze fleurs et une césarienne



Je reviens d'Apex, le faubourg reculé d'Iqaluit, là où les aurores boréales échappent quand même un peu à la pollution lumineuse de la capitale nunavummiut. Dans un étroit atelier dissimulé dans une maison du quartier, une douzaine de femmes sont réunies pour une soirée d'artisanat. Le projet: une fleur coud à la main aux pétales en peau de phoque avec des perles en son coeur.

Des quoi parle toutes ces femmes assises l'aiguille à la main? De leurs enfants, de la garderie idéale dont elles rêvent pour poursuivre leur carrière, de leurs rendez-vous prénatals soldés en déception par un praticien médico-centré et aussi d'une césarienne qui a sauvé un bébé qu'on croyait mort-né.

Puis, avec une mince lame bien tranchante, elles taillent d’autres pétales. Je connais très bien ces fleurs auxquelles une barrette couds au dos sert de coquetterie. J'en achète régulièrement au pub lorsque des artisanes passent de table en table pour vendre leurs créations. Elles sont magnifiques et fabriquées dans une matière noble : un animal qui a permis la survie du peuple inuit durant des millénaires. Si la critique est parfois sévère relativement à la chasse aux phoques, il faut savoir qu'ici, cette activité traditionnelle permet à un peuple de retrouver son identité, que le phoque est loin d'être en voie d'extinction, mais surtout, qu'il est chassé avec respect et qu'aucune partie de l'animal n'est gaspillée. Alors, aussi bien recycler les retailles de peaux en accessoires à cheveux.

Mais cette césarienne n'a rien d'une cicatrice anodine qui guérit lentement à travers un abdomen et un utérus. 

« J'ai tellement eu peur, je suis tellement reconnaissante que mon bébé aille bien.» Voilà la phrase rationnelle que tant de femmes se répètent pour se convaincre que leur opération d'urgence, celle qui a failli faire basculer la Vie, n'est pas si grave. Ce discours, bien que vrai en apparence, c'est de la foutaise! Parce que lorsqu'on s'y attarde, la césarienne d'Émilie a laissé une autre cicatrice, beaucoup plus importante… qui saigne encore. Parce que lorsqu'une femme se retrouve clouée à un lit, dépossédée de son corps, perdue dans un tourbillon fou d'une intervention qui en engendre une autre, elle se sent plus vulnérable qu'un papillon à l’aille brisée. Ce soir, Émilie se sent en confiance : « C’est certain que si je veux un autre enfant, je devrai d’abord guérir de ce traumatisme. » La dignité, l'intimité, l'intégrité, c'est fragile, c'est précieux.

Une précieuse perle après l'autre, des doigts, parfois malhabiles par la nouveauté de l'exercice, enfilent ce qui sera le coeur de notre fleur artisanale.

En fait, chaque naissance, qu'importe l'issue de l'accouchement, touche le coeur, suscite des souvenirs, des sentiments et des images en boucles dans la tête d'une femme qui vient de vivre l'Intensité de la Vie. Derrière chaque césarienne, il y a un coeur brisé en mille miettes, un besoin de comprendre, de mettre des mots et la recherche d’un baume pour soigner sur ce traumatisme. Il y a un deuil, une situation à comprendre, un pardon à se faire, un pardon à faire la vie.

Les fleurs commenceront bientôt à pousser.
Aujourd'hui, 20 mars, nous sommes le printemps.
Le printemps d’une saison,
le printemps d’une étape,

le printemps d’une vie.

Photo de ma collection personnelle (comme toutes celles de ce blog)
Merci de respecter les droits d'auteur / copyrigth 


lundi 16 mars 2015

Un beau bec esquimau d'Iqaluit!



Un beau bec esquimau d'Iqaluit!

Il fait -20 et le printemps débutera dans quelques jours.
Vous ne pouvez imaginez l'émotion, -20 !!!!
Le soulagement, 
la joie de pouvoir jouer dehors,
la liberté de marcher jusqu'au dépanneur sans avoir le sang glacé.
Vive le printemps, 
vive le temps doux, 
vive les -20!!!!!


Voici un concours FB pour gagner un merveilleux grand prix (valeur de plus de 500$) dont un exemplaire de "Ma mère, c'est la plus forte".

https://www.facebook.com/daniellelalondeaccompagnante/photos/a.1407196962853372.1073741828.1403228083250260/1567197430186657/?type=1&theater


CHOUETTE !!! Ça fait toujours plaisir de lire des mamans blogueuses qui découvrent "Ma mère, c'est la plus forte" :)

Je vous invite à visiter le blog "Ma vie de Special Mother" :

https://maviedespecialmother.wordpress.com/2015/03/16/laccouchement-naturel-explique-aux-enfants-ma-mere-cest-la-plus-forte-livre-jeunesse/#respond

mercredi 11 mars 2015

L'accouchement de Cassiopée


Ce n’était plus seulement mon amie Cassiopée,
mais aussi une femme,
dans toute sa puissance, sa beauté, son instinct et sa confiance en elle-même.

(Image tirée de Ma mère, c'est la plus forte - une histoire sur la naissance)

Avec la permission de mon amie Cassiopée, voici le partage de son récit :

Mon amie Cassiopée a donné naissance en cette nuit étoilée de presque pleine lune. J’ai eu le privilège d’être invitée à cet événement comment intime et sacré.

Il était 22h30 quand j’ai discrètement ouvert la porte de sa demeure. Les rideaux clôts, la musique douce, la chaleur et la lumière du feu de foyer… la scène était d’une grandeur indescriptible. Cassiopée était à genoux dans sa piscine d’accouchement, la tête reposant sur la paroi gonflée, le corps dans l’angle idéal pour la descente de son bébé.

Du coup, ce n’était plus seulement mon amie Cassiopée, mais aussi une femme, dans toute sa puissance, sa beauté, son instinct et sa confiance en elle-même. C’était le moment présent. Une vague d’intensité, suivi d’une vague de bonté, prise une à une, en symbiose avec son bébé.

Elle n’était pas seule. Son amoureux à ses côtés veillait le feu, lui mouillait le front, lui donnait la main… lui offrait tendresse et amour, en confiance avec le processus prévu par la nature.
"Le lien entre faire l'amour et donner naissance est clair,
non seulement en terme de passion et d'amour,
mais aussi parce que nous avons besoin essentiellement
des même conditions pour ces deux expériences:
de l'intimité et un sentiment de sécurité."
- Dr. Sarah Buckley

Elle n’était pas seule. Ses enfants qui dormaient déjà depuis quelques heures ont senti l’Énergie et ont, chacun selon leur sensibilité, apporté du courage au duo maman-bébé.

Elle n’était pas seule. Il y avait l’invisible. La puissance et l’ambiance. Ce que les livres d’obstétriques omettent. Ce qui se respire jusqu’au fond du cœur. L’invisible. La force, la grandeur du moment, l’impalpable. Les mots insuffisants.

Puis il y a eu la naissance de cette minuscule tête, puis du bébé tout entier, puis les mains paternelles qui l’ont accueilli, puis les yeux de Cassiopée qui ont croisés ceux du bébé, puis les yeux de cette famille toute entière qui s’illuminaient, accueillant, cette nuit-là, la Vie dans toute sa force et sa dignité. 23h44.

Merci Cassiopée, à toi et ta famille, pour ta confiance.

Cynthia.


mardi 10 mars 2015

Pièges à farfadets

Dans une semaine, 
ça sera... le jour de la St-Patrick !!!


C'est le temps de lire des livres sur les trèfles et les légendes irlandaises.


De manger des légumes verts,
du smootie vert, des oeufs verts et des patates pillées vertes.

De s'habiller tout en vert.



De fabriquer des pièges à farfadets.




Car la légende dit... 
que si nous attrapons un farfadet le jour de la St-Patrick, 
il nous dira où son trésor est enterré.

(lire le livre de Natasha Wing ci-haut pour l'histoire complète)


Photo: Un labyrinthe de blocs pour déjouer les petits êtres irlandais.

dimanche 8 mars 2015

La journée de la femme: égalité et différence

Égalité et différence, voilà le thème de mon petit article publié sur le blog de Mamans zen.



LA JOURNÉE DE LA FEMME SOUS MON TOIT


Sur le plancher du salon, ma fille joue avec ses pouliches, son écurie rose et ses cavalières.

Elle explique à grand-maman:
– C’est un jeu juste pour les filles.
– Voyons donc, il n’y a pas de jeu juste pour les filles.
– Oui oui, c’est rose.
– Ce n’est pas grave ça, les gars aussi peuvent jouer avec.

C’est ainsi que, mine de rien, ma grande qui ne sait encore ni lire, ni écrire, reçut sa première leçon de féminisme.


ÉGALITÉ
J’ai grandi ainsi, avec une mère croyant à l’égalité filles-garçons. J’avais le droit de revendiquer de joindre les parties de soccer masculin sur la cour de récréation, de participer à la politique scolaire ou de grimper aux arbres comme eux. Je pouvais choisir le métier qui me plaisait et gagner ma vie. Tous comme mes amis gars, je prenais le métro et rentrais à minuit, tout en ayant conscience de veiller à ma sécurité.

DIFFÉRENCE
C’est enceinte de mon premier enfant que j’ai compris que je suis différente. D’un point de vue anatomique, biologique, physiologique, tout au moins. Ma mère s’était trompée… Nous sommes loin d’être égaux, hommes et femmes! Par exemple, bien que mon conjoint peut prendre soin de notre bébé, il ne sera jamais enceinte à ma place. À défaut d’être identiques, comment pouvons-nous être complémentaires?

ÉGALITÉ
J’aimerais que mes enfants grandissent égaux. Que les jeux dans la maison, comme les privilèges, appartiennent à tous, sans restrictions dues à leurs sexes. J’aime préparer le souper en observant discrètement ma fille jouer aux salons avec ses frères… et partager les pouliches et l’écurie rose.

DIFFÉRENCE
Et j’espère que le jour où ma fille se rendra compte que sa mère s’est trompée… elle saura qu’elle a autant de valeur qu’un garçon et que, contre et malgré tout, « c’est elle, la plus forte. »

Publié une première fois en mars 2015, à http://mamanszen.com/la-journee-de-la-femme-sous-mon-toit/

jeudi 26 février 2015

Sauver la planète, une serviette à la fois

Suite à un échange sur un forum de discussion,
j'avais envie de répondre à quelques questions "hygiène féminine" ici :)


Q: Combien de temps durent vos serviettes sanitaires en tissus?

R: J'ai acheté mes premières serviettes il y a dix ans et elles sont encore bonnes!
Cela dit, la durabilité dépend d'un million de facteurs (le tissus utilisé, la fréquence d'utilisation, l'entretien, etc.)

POUR RÉDUIRE SES DÉPENSES
(et sa consommation, donc, la pression qu'on crée sur les ressources naturelles)
Voici mes trucs:

1- Plier des débarbouillettes (vieux t-shirt coupé en carrés) dans ses petites culottes pour les pertes légères.

2- Utiliser une coupe menstruelle si on est à l'aise avec les tampons (on ne sent pas plus qu'un tampon). Certains modèles (ex: Keeper) sont en caoutchouc naturel tandis que d'autres sont en silicone (ex: Diva Cup).
Si elle nous intimide à première vue, on la dépose dans notre douche et l'essaie quelque fois sans nos règles.

3- Acheter quelques serviettes sanitaires de différentes marques: certaines seront vos préférées la nuit, lors de sortie, la journée que vous avez beaucoup de pertes... À mon avis, toutes les marques récentes sont assez bien fait et j'essaie d'encourager des compagnies d'ici (Omaiki, Bon-Zay, etc)

ou

4- Se fabriquer des serviettes sanitaires en tissus. Un beau projet facile pour récupérer des retailles ou des vieux tissus.

J'ai utiliser trois tissus:
- Du PUL qui est imperméable et souple 
(Une amie a mis un bout d'un vieux chandail 100% laine et ça fait le même travail).
- Un absorbant 
(J'ai pris du micro fibre acheté au Canadian Tire, dans la section des chiffons pour laver les voitures, mais on en trouve aussi au magasin de tissus.)
-Du polar qui nous coupe de l'humidité de rend la serviette confortable
(Je préfères les tissus foncés qui n'ont jamais l'air tâchés. Ici aussi, on peut recycler du vieux polar.)

Notez que mes serviettes qui fête leur dixième anniversaires sont faites uniquement en flanalette. Elles sont vraiment douces et absorbantes.

5- Pratiquer la continence des lunes. Pour en savoir plus... http://www.lilithlifestyle.fr/liberons-nous-des-regles/


ET L'ENVIRONNEMENT
Lorsque les gens pensent que nos serviettes et couches lavables consomment beaucoup d'eau lors des lavages...

Réponse rapide: Et ta vaisselle aussi! Pourquoi ne manges-tu pas dans de la vaisselle en carton?

Réponse savante: L'industrie des pâtes et papier qui fabriquent les couches, les serviettes hygiéniques et les assiettes en carton est très énergivore et consomme énormément d'eau.



mardi 24 février 2015

Les phoques

Bonjour L,  (c'est mon neveu de 8 ans)

Ce matin, après ma tartine au beurre d’arachides, sais-tu ce que j’ai fait?      
                 
J’ai mis mon nez à la fenêtre pour observer les drapeaux des voisins :

Brrrrrr, il vente beaucoup!

Tuque. Mitaines. Brrrrrr.
Nous sommes allés à la bibliothèque en taxi-bus. 



La bénévole de la bibliothèque nous a lu des histoires sur les phoques.

Si ta mère est d’accord, voici un livre électronique sur les animaux du Nord pour toi : 


http://www.lulu.com/shop/inhabit-media/ukiuqtaqtuup-uumajungit/ebook/product-21097044.html 
(c'est gratuit, mais il faut s'inscrire)



Savais-tu que j’ai une peau de phoque chez moi?

Je vais l’utiliser pour faire des mitaines super-ultra-méga chaudes 
car il fait trèèèèèès froid ici.


En rentrant de la bibliothèque, 
devine combien de passagers nous étions dans le taxi?

(Ha ha, voici un exercice de mathématiques!)

Moi + tes cousins + ta cousine + une maman avec son bébé dans son amauti + un papa + un autre enfant.
Combien ça fait?
1
2
3
4
5
6
7
8
Tu n’as pas oublié le chauffeur, n’est-ce pas?

Je te laisse avec ce petit bricolage:
Bricolage de phoques:
1- Dessine un gros phoque.
2- Met de la colle sur le phoque
3- Saupoudre de la cannelle
4- Pour le soleil, tu peux prendre du curcuma,
du sel pour le blanchon, etc.

Bonne journée!

Matante Cynthia xx



LE SAVAIS-TU ?
Les phoques sont une composante importante de la culture inuite. La viande de phoque est très bonne pour le santé.
Lorsqu'un chasseur en tue un, aucune partie n'est gaspillée.

Petits phoques que j'ai photographiés près d'Iqaluit à l'été 2013.

mercredi 18 février 2015

L'hiver prend son temps

Il me semble,
qu'ici dans le Grand Froid,
l'hiver prend son temps.

Il ne se presse pas de ramener la chaleur,
il laisse la nature dormir tranquille.
Même les gens ont compris,
ils prennent leurs temps.
Ils marchent sous le bleu du ciel,
car le soleil, sans presse, se lève avec peine.

Il fait -32.
Il ne fait pas si froid.
Car, lorsque tu habites dans la Saison du mammouth,
car, lorsque tu habites au pays de l'ère glaciaire,
tu prends le temps
de prendre ton temps.


vendredi 6 février 2015

S'allonger pour nourrir bébé



C'est l'anniversaire de ma nièce. Les enfants courent à travers les invités et expriment leur joie de vivre, les adultes s'échangent les dernières nouvelles, le four laisse s'échapper un appétissant parfum, mon bébé vient d'ouvrir les yeux et démontre des signes de faim. Je m'allonge pour lui offrir le sein. 

- Tu te reposes? observe ma tante M.
- J'allaite.
- Tu te repose.
- J'allaite.
- Tu allaites en te reposant, insiste-t-elle.

NON. Je m'allonge car c'est la position la plus confortable que mon bébé et moi avons trouvé pour les boires.
Je m'allonge car, ainsi, bébé régurgite moins et est plus calme.
Je m'allonge car...
Ai-je vraiment besoin de me justifier!?

INCOMPRISE. De l'extérieur, j'ai l'air de passer ma journée entre le canapé et mon lit. Entre deux boires, j'hésite entre déposer bébé (qui va pleurer), me reposer (car j'en ai vraiment besoin), manger (car, ça aussi, j'en aurais besoin), prendre un peu de temps pour moi (en lisant mes courriels ou en m'offrant un café chaud), préparer le souper dont l'heure approche...

RIEN N'EST PLUS INEFFICACE QUE D'ALLAITER. Pendant que je passe la journée à me "reposer", j'envie mon conjoint qui jouit encore de (presque) toute sa liberté. Il me semble que rien de son quotidien n'a changé. J'aimerais préparer le repas, faire la vaisselle, le lavage... échanger de place pour 24 heures et dormir une nuit complète, juste une.

PASSER SA VIE À ALLAITER. Bien que nécessaire à démarrer une bonne production, allaiter à la demande, (et à l'éveil les premiers temps), c'est exigeant, parfois. Merveilleux, souvent. C'est s'oublier... lorsqu'on souhaite aller dormir et que bébé décide de faire un marathon de boires jusqu'à minuit. 

UN CHOIX LOGIQUE. Parce que, si mon corps est parvenu a concevoir un enfant, à le faire grandir durant neuf mois, à l'expulser dans toute la grandeur de la nature, il fallait qu'il sache aussi produire le précieux lait maternel pour nourrir mon enfant. J'aime croire que la nature est bien faite, même si certaines journées sont plus grises, parsemées de vents violents ou même d'ouragans, parfois. 

MA TANTE M. Elle a eu ses enfants à une époque où les garde-malades s'occupaient d'offrir le biberon dès les premiers heures de bébé. Elle se levait la nuit pour stériliser ses contenants et devait faire chauffer ses préparations lactés qui coûtait une fortune. J'ai eu tord de m'offusquer de l'observation ma tante M... moi, j'allaite par choix.
     

La maman de "Ma mère, c'est la plus forte" allaite confortablement allongée (p.23).


Un fusil et un bateau


Ce matin, en mettant le nez dehors, il y avait une agréable brise d’air pur. Un vent frais comme en Abitibi, sur le bord du lac Guéguen, en plein mois d’août. Pas une journée pour se baigner, mais un beau ciel bleu, parfais pour jouer dehors.

Une journée pour jouer dehors: les parcs se remplissent d’enfants en après-midi. Souvent, je m’assieds sur le banc et surveille mes enfants. En réalité, je ne suis pas la seule à les surveiller; ils savent s’entourer de "grands frères" et "grandes sœurs". Est-ce à cause des larges familles inuites que les enfants sont si sensibles aux touts-petits?

Les grands me ramènent ma petite ou vont la pousser sur la balançoire. Ils sont contents d’avoir un adulte à qui raconter leur quotidien. J’apprends sur leurs familles, leurs animaux, leurs jeux…

Un petit garçon m’a dit qu’il a un fusil. « Un fusil et un bateau. » Il est allé avec son père et son grand frère en mer pour chasser le phoque et le morse. Il est fier d’avoir tiré trois coups de fusils. Il sera un grand chasseur.

Écrit à Iqaluit, 2011. Cynthia Durand

mercredi 28 janvier 2015

Un porte-bébé et un autre

Bonne nouvelle. Pour 2015, je joint les collaboratrices du blog Mamans Zen où je publierai une fois par mois. Voici mon premier article :



MES 9 PORTE-BÉBÉS


Je ne suis ni une acheteuse compulsive, ni une collectionneuse. Un peu comme posséder une paire de sandales, d’espadrilles, de bottes d’eau et de bottes d’hiver : chacun de mes neuf porte-bébés a son utilité et m’est immensément précieux. Pour ceux qui doutent de la nécessité d’en avoir autant, voici une brève présentation de dix usages que je fais de mes différents porte-bébés…
5mois

1. Pour aller marcher…

Dehors ou dans la maison. En hiver ou en été. En ville ou en forêt.
Un porte-bébé vite enfilé: deux bretelles et une ceinture de taille, comme un sac à dos. S’utilise par en avant ou par en arrière. Chez moi, le préféré de papa pour sa facilité d’utilisation.
Azel 1ans, mei tai

2. Pour me libérer les mains…

Et faire le ménage, cuisiner, jouer avec mes grands et laver mes couches. Voici la version « traditionnelle » du porte-bébé présenté à la photo 1 : un carré de tissus central avec des sangles qu’on noue. Ainsi, aucune attache en plastiques ne peut briser et l’ajustement est infini pour un confort optimum. On l’appelle le porte-bébé asiatique (Bébé Tai, le Mei Tai…) et pour les mains agiles, de nombreux tutoriels sont disponibles en ligne.
(...)
Article complet sur http://mamanszen.com/mes-9-porte-bebes/

dimanche 11 janvier 2015

Une petite "écoeurantite" du froid



Depuis trois semaines, nous sortons très peu dehors:

Température réelle:      -34°, partiellement ensoleillé
Température ressenti:  -51°

Brrrrrrrr.

J'adore Iqaluit: la proximité avec la nature, la culture de son peuple, l'ouverture des gens aux enfants...
pourtant, tous les mois de janvier, elle revient...
cette petite "écoeurantite" passagère...
comme en 2012:

8 janvier 2012

Mon chéri est passé à la maison se faire un latté bien chaud. Il a laissé le moteur de son camion tourné. En entrant il a murmureé quelquechose comme "brrrr, celle-là est frette."

Le ciel est d’un bleu clair. On est sorti prendre notre dose de vitamine D, la vitamine-soleil. 10 h00 le matin, il fait clair, mais le soleil est trop bas, aucun rayon ne parviennent à notre peau. On s’est habillé chaudement, mais rien à faire, l’hiver égale vraisemblablement frustration pour les tout-petits : des mitaines qui l’empêche de ramasser un jouet, une embuche qui le fait tomber la face dans la neige, la neige trop molle qui le fait renfoncer jusqu’aux genoux, la botte qui reste coincée dans cette neige trop molle, la plaque de glace qui le fait glisser, le jouet qu’il tente de sortir de sa poche…  

Ça c’était hier. Aujourd’hui, -29 avec passage nuageux, n’essayez même pas de me convaincre, je reste encabané. Il jouera avec son train, ses camions, ses crayons, qu’importe, s’habiller pour aller sortir n’en vaut pas la peine.
Dans ma famille, l’hiver, ça toujours  été le ski de fond, la glissade et les grandes respirations d’air frais. J’ai toujours aimé l’hiver. C’est fini. JE NE SUIS PLUS CAPABLE. Trop de froid, trop de neige, trop de vent, f-i-n-i-i, FINI. Je n’aurais jamais cru vivre un tel froid, surtout une telle « écœurantite ». C’est inhumain.
Comment ils faisaient pour survivre, les Inuits, avant l’eau courante et l’électricité? Plus je me gèle le bout des doigts et plus j’ai de respect pour ce peuple qui d’après les trouvailles archéologiques seraient dans les environs d’Iqaluit depuis 4 000 ans. Je ne comprends pas, comment ils faisaient pour survivre à l’hiver, dans le temps? Ils prenaient leur bain dans un igloo ou ne se lavaient pas de l’hiver? Et pour aller aux toilettes en plein blizzard, il y avait une bécosse en forme d’igloo en annexe à l’igloo principal? Et pour s’essuyer les fesses? Bon je sais, on fait partis de la minorité de l’humanité qui a accès à du papier de toilette, mais ici, on n’est pas en pays tropical! Et pour s’éclairer dans l’hiver presque sans soleil? Et se chauffer dans ce pays sans arbres? En tout cas, moi je leur lève ma tuque.

12 janvier 2012


Mais, aujourd’hui, non, ce n’est pas un blizzard, seulement un vent bien déterminé qui décoiffe les voitures. Un vent de 52 km/heures qui refroidit la température ressentie de 20 degrés. -52°C

La noirceur, additionnée au froid permanant, joue un vilain tour au moral. Ça prend un sacré détermination pour survivre à cet hiver. Je sais je devrais sortir, prendre de l’air, voir des gens. Ouf, avec les enfants, sortir me semble une montagne inaccessible. Passe-partout est maintenant autorisé à jouer à profusion dans ma maison. Je pourrais profiter de ce temps à la maison pour me lancer dans la grande gastronomie, j’ai plutôt envie d’une bonne pizza graisseuse avec frites salées. Peut-être est-ce mon corps qui sent ce besoin gras afin de se garder au chaud? Pour déjeuner, hum, rien de tel que du chocolat.

Je comprends la dépression plusieurs personnes d’ici. Il faut sans cesse être créatif pour passer au travers de l’hiver. Hier, on a sorti le maquillage et on s’est lancé dans le body painting. Quel barbeau!

Alors là, j’ai mis la musique à tue-tête. Les petits et moi, on s’est laissé entraîner. C’est ce que j’avais besoin, donner un rythme à chaque partie de mon corps et simplement perdre le rythme. On a bougé, dansé, sauté. On a chanté, crié. On a sorti les chaudrons, jouer de la musique à casser les oreilles. On n’entendait plus le téléphone, on n’entendait plus nos idées. Comme c’était libérateur. On a fait un tapage.

lundi 5 janvier 2015

Veillez déposez vos bottes au frigo, s.v.p.



Samedi, c’était la vente de Noël par les artisans d’Iqaluit. « Artisans » est un bien grand mot, car tout le monde avait bien le droit d’aller vendre ses projets de tricots, ses parkas fait à la main ou ses biscuits secs. 
À un kiosque, une vieille dame était assise avec un jeune Inuit. Elle souriait. Elle vendait une superbe paire de kamiik, de la grandeur parfaite pour mon fils. Des kamiik (au pluriel, on double le i), ces bottes traditionnelles du Grand Nord, faites en peau de phoque, avec une doublure en feutre 100% laine, ornée de broderie comme les grands-mères polaires ont tellement de talent pour. Je me suis informée sur leur coût. Le jeune garçon a traduit en Inuktitut à sa grand-mère qui a répondu avec un sourire et un jargon mélodieux qui signifiaient le prix et son désir de m’en faire d’autres à mon goût pour la famille.
150$. Un peu dispendieux, mais un prix honnête pour tout le temps mis dans la fabrication des kamiik : chasser le phoque, le dépecer, gratter la viande et le gras de la peau, laver et tendre la peau sur un cadre en bois, la laisser sécher, couper les pièces nécessaire pour les kamik, les mâcher (étape essentielle pour attendrir la peau), coudre, broder…
J’ai discuté un peu avec le garçon qui m’a surtout précisé qu’il fallait les ranger au congélateur.
 - Au congélateur ?!
 - Le frigo fonctionne aussi, qu’il m’a répondu.
 - Ha bon.


Avez-vous déjà laissé vos bottes au congélateur? J’imagine que c’est plutôt froid quand tu te mets les orteils dedans. On m’a expliqué que c’était à cause que la peau de phoque était crue. On l'a simplement laissée séchée au soleil au lieu de la tanner chimiquement comme on traite habituellement le cuir. "Crue", donc, si tu la laisses sur le comptoir, attend-toi à une réaction de vieux steak oublié sur le comptoir : odeur, moisissure, yak et burk. Alors, tout l’été, il faut les ranger sous zéro et l'hiver on peut les laisser au frais dans son portique.
Dommage, pour cette artiste et les authentiques kamiik. Je les trouvais vraiment belles, mais pas très pratiques.

Écris en décembre 2010... comme le temps passe vite ;)
Désolé pour le "recyclage", j'ai peu le temps d'écrire ces jours-ci...

jeudi 1 janvier 2015

Dernières photos de 2014 (décembre à Iqaluit)


Dernières photos de 2014 (décembre à Iqaluit)

Le soleil à son zénith lors du soltise d'hiver. La baie de Frobisher.


La veille de Noël, superbes aurores boréales serpentant le ciel d'Iqaluit.
(Cette photo t'es dédiée, Mélanie :) 

Au petit matin, photo de la Baie de Frobisher à marée haute. N'est-ce pas superbe? 

 
Bonne année 2015
 
Happy New Year
 
Haapi Niu Yiahutitlu

"Ma mère, c'est la plus forte", un livre pour déconstruire nos peurs face à l'accouchement

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"C'est l'histoire de la naissance de ma petite soeur" Mat - fils de l'auteure

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