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vendredi 7 avril 2017

On m'a volé mon vagin

Ce matin, je publie ce texte spécial,
composé pour mon amie Kooloo,
qui, il y a exactement un an,
s'est fait voler son vagin.

On lui a rendu… encrassé, mutilé, empoisonné.

J'écris ce texte pour briser le silence,
et aussi, parce que j'aimerais prendre ta blessure,
Kooloo, et la jeter à la mer…

Malheureusement, je sais que c'est impossible,
de faire disparaître ce trauma par magie,
alors, j'espère y mettre un peu de baume…





On m'a volé mon vagin

C'est arrivé comme un accident de la route.
Vous savez, on a beau suivre le code de route, respecter les limites de vitesse, toujours faire ses angles morts… un accident, malheureusement, ça n'arrive pas qu'aux autres.

Ça aurait pu arrivé à la belle fille dans l'auto bleue, à l'imprudente qui dépassait en zigzag sur l'autoroute, je ne sais pas, moi, à quelqu'un d'autre!

Ce matin, là... bang! un tracteur m'a coupé le chemin, j'ai pris le champ, j'ai perdu connaissance, puis, quand je me suis réveillée, le tracteur m'avait pillé dessus avec se grosses roues sales et il avait pris la poudre d'escampette.

D'accord, ça ne s'est pas passé sur la route, mais je vous jure: un tracteur m'a drogué, à mon insu, et m'a passé sur le corps. Il m'a complètement défiguré. Il a complètement défiguré mon vagin.

Vous pouvez imaginez comment un soldat sur un champ de bataille se sent quand il vient de perdre se deux jambes et son pénis. Quand j'ai repris conscience, j'avais l'impression qu'on m'avait abandonné, sur un champ de bataille puant, avec une bombe explosée dans le vagin.

J'ai essayé de me laver, de me libérer de l'odeur, du sperme dégoûtant, de ses traces de roues sales sur mon corps. Le problème, c'est qu'il m'avait défiguré par l'intérieur, qu'il y avait une couche de crasse dont je n'arrivais pas encore à me défaire. Ses grosses roues boueuses ont râpé mon vagin, émietté mon coeur, perforé mes organes. Je ne me reconnaissais plus.

J'ai voulu lui crever les quatre roues, à ce tracteur empoisonné; scier son volant; verser de l'arsenic sur son moteur. Mais il s'est sauvé, comme un animal sauvage enragé. Et, personne, personne, ne lui a couru après, ni ne l'a rattrapé, même pas la police. Parce que le monde, ils s'en foutent, quand on se fait défigurer par l'intérieur. Du vagin jusqu'au fond des tripes, quand c'est par l'intérieur qu'on te défigure, même avec de grosses roues sales puantes, les gens autour ne le voient pas, le mal, ils ne la comprennent pas, la souffrance.

Mais le cerveau, lui, rien ne lui échappe, même quand le corps ne comprend pas. Le cerveau voit noir, il cherche un coupable, il m'accuse, il cherche à assembler les pièces du puzzle, à reprendre le dessus dans un énorme nuage noir. Puis il me renvoie les images du cauchemar, à tout moment, comme les anciens combattants traumatisés de guerre. Ensorcelée par ce gros tracteur dégoûtant, le souvenir épouvantable et la douleur me transpercent l'âme, à tout moment, sans prévenir.

Mon corps a versé de l'eau salée et a bien voulu s'y noyer. Mais la Vie, elle m'a attrapé par le chignon, et m'a empêché au tout dernier moment, de choir de fond de l'océan. Parfois, j'espère que ce tracteur, s'y rendre à l'océan, que ses grosses roues sales y restent coincées à jamais, qu'il s'y noie. Pas par vengeances, je me suis bâti une carapace, je ne le reverrai probablement jamais; mais je veux qu'il pénètre l'océan, par protection, pour les autres filles, belles ou laides, jeunes ou vieilles, naïves ou éduquées... vous savez, les accidents de la route, ça n'arrivent pas qu'aux autres.


Pour Kooloo,
avec amour,
Cynthia xx

Note : Kooloo est une fée. Aujourd'hui, elle fait preuve d'une résilience incroyable : elle croit en la Vie, même si la Vie a été injuste et brutale à son endroit. Kooloo est une fée à l'aile brisée... qui continue de faire de la magie autour d'elle, malgré certains jours plus gris, pendant que son aile se répare doucement. Bientôt, Kooloo, je suis sûre que tu reprendras ton envol, haut et fier! Je pense à toi! N'hésitez pas à lui laisser un message en commentaire, je suis sûre qu'elle appréciera ce baume sur son aile brisée.

mardi 10 janvier 2017

Réflexion sur les mères au foyer

 
En faisant mousser mon lait partiellement écrémé, ce matin, je suis heureuse, car le drapeau des voisins indique qu'aucune miette de vent ne vient perturber la journée. Enfin un brin de douceur! Et, à ce moment-là, Amoureux ouvre son téléphone « intelligent » et l'application météo scande « -37 ! »

La météo, et le maïs coincé entre mes dents: deux choses qui m'agacent terriblement. Mais ce qui m'agace davantage, ce sont les gens qui croient que, parce que je suis « mère au foyer », je suis multimillionnaire. Depuis huit ans, c'est le métier que j'ai choisi; comme certaines personnes font carrière en politique, aux Olympiques, en mission étrangère, en construction, dans une université, sur une chaîne de montage industrielle, dans un bureau, avec les malades ou comme artiste. Pourquoi faisons-nous carrière dans un domaine et non un autre? À cause de nos habiletés, de notre expérience, de nos valeurs, d'un concours de circonstances, d'une passion… et c'est la même chose pour les parents qui prennent cette voie, celle d'être « gestionnaire de leur maisonnée à temps plein »

Depuis huit ans que je côtoie d'autres parents à la maison, et je dois vous confirmer, hors de tout doute, que ce ne sont pas les multimillionnaires qui restent à la maison, mais vraiment des gens de toutes les classes sociales, des gens normaux, comme toi et moi. Voici un topo de mes observations :

  • La plupart de ces familles font des compromis et vivent de simplicité volontaire (par exemple, je ne conduis pas de minifourgonnette, possède beaucoup de vêtements usagés et préfère le plein air en famille aux vacances dispendieuses.). 

  • Souvent, le parent qui travaille a un horaire atypique, travaille plus de 80 heures par semaine et/ou est chef d'entreprise. La mère à la maison (sans vouloir faire de la discrimination, c'est majoritairement des femmes qui choisissent les métiers humains) fait beaucoup plus que prendre soin des enfants. Dans le monde féministe, on parle « du rôle invisible de la femme d’entrepreneur ». 

  • Également, tenir compte du salaire d'un ménage, ce n'est pas seulement tenir compte du revenu annuel, mais aussi des économies faites grâce à un mode de vie plus modeste (pas de femme de ménage, pas de garde scolaire, pas de garderie, peu de restaurant, un seul véhicule, etc.)

  • Beaucoup de ces femmes qui prennent soin de leur progéniture à temps plein jouent un rôle clé dans leur communauté: elles sont bénévoles dans les sports, les loisirs, sur les conseils d'administration… ou informellement, elles accueillent et encadrent les enfants des voisins après l'école, leur offrent une pomme et une oreille

  • Beaucoup de ces femmes étudient ou se bâtissent une expérience dans un domaine qui leur permet de travailler à partir de la maison, entre deux brassées de lavage et la sieste des petits. (Par exemple, dans la conception de Ma mère, c'est la plus forte – une histoiresur la naissance, c'est plusieurs mères à la maison qui ont collaboré. Quatre mamans, quatre talents: écriture, illustration, révision, marketing...)

  • Être à la maison n'est pas nécessairement un choix facile, mais c'est un CHOIX qu'on fait avec notre coeur et notre tête, pour mille-et-une raisons, selon notre propre réalité et nos priorités.

  • Comme dans tous les métiers, même si elles adorent leur travail et l'ont choisi en toute connaissance de cause, il y a des jours où les mères à la maison laisseraient volontiers leur place, des jours où elles se sentent dépassées, où elles trouvent certaines tâches redondantes ou préféreraient être absoutes de certaines corvées. Et même si, aux yeux du commun des mortels, elle est « chanceuse » d'avoir eu un temps libre ce matin pour écrire un petit billet sur son blogue personnel, elle aurait peut-être préféré ne pas avoir été disponible 24h/24, 7jours/7 au cours des dernières semaines, boire un café chaud sans se faire interrompe ou bien aller danser avec ses amis samedi dernier au lieu de veiller sur son phare pendant que son équipier suait à l'ouvrage.

Merci de me lire!
Prenez note que ce texte n'est pas une complainte, mais un hymne à ceux qui suivent leur voie, même s'ils doutent, même si ce chemin est différent du mien.
Je vous souhaite de faire vos propres CHOIX, ceux qui vous rendre heureux et fier d'être qui vous êtes!

Cynthia !

mardi 1 mars 2016

Je suis féministe


Ces jours-ci, on parle beaucoup de « féminisme » dans les médias. Je crois qu'on est souvent peu informé sur la question. C'est pourquoi j'avais envie de partager avec vous quelques extraits d'un de mes récents travaux d'université : souhaiter l'égalité homme femme en matière d'emploi, est-ce utopique? (par Cynthia Durand, 2015)


Il est assez commun d'entendre :
« Pourquoi les organisations féministes revendiquent-elles encore par rapport à l'égalité des femmes? Les femmes peuvent choisir le métier qu'elles veulent, il me semble que l'équité est faite! »

Or, il s’agit de consulter quelques statistiques pour se rendre compte
que l'égalité homme femme est loin d'être atteinte :

Les femmes
  • ont de moins bons salaires (0,84$ pour 1$ gagné par un homme),
  • sont surreprésenté dans les travaux atypiques (ex : horaire rotatif dans les emplois de services),
  • sont plus touchées par la précarité d'emploi,
  • occupe plus souvent des postes à temps partiel involontaire et
  • sont généralement le parent le plus impliqué dans les responsabilités familiales. 
    (Tremblay, 2009)

Souhaiter l'égalité homme femme en matière d'emploi est-il utopique? Voici quelques politiques exemplaires mises en place dans certains pays afin de favoriser une certaine équité.


La Finlande
« En Finlande, un parent a droit de travailler à temps partiel pour s'occuper d'un enfant jusqu'à l'âge
scolaire. » (Math et Meilland, 2004 : 19) Contrairement à ici où le travail à temps partiel est souvent
involontaire et que les employeurs sont peu accommodants, en Finlande, une loi a été votée que tout
employé peut faire une demande à son employeur et a le droit de se prévaloir de ce type d'arrangement pour prendre soin de ses enfants.

La Norvège
En Norvège, un système de compte-épargne temps permet aux parents de travailler à temps partiel pour un temps donné tout en ayant leur plein salaire grâce à des heures mises en banque. (Math et Meilland, 2004)

Le Danemark
Au Danemark, le congé parental de 12 mois peut être pris jusqu’à la neuvième année de l’enfant, peut
être fractionné et est accessible à tous parents (les salariés, les indépendants, les épouses qui assistent
leurs partenaires indépendants, les personnes au chômage et les bénéficiaires de l’assistance sociale.
(Meilland, 2001 : 4)

La Suède 
Le mot « flexibilité » est une caractéristique importante de leurs mesures familiales. Puisque chaque famille est unique, le congé parental offre plusieurs possibilités : « les 480 jours du congé, dont 60 réservés à chacun des parents, peuvent se répartir entre les parents jusqu'aux huit ans de l'enfant, par fraction pouvant aller jusqu'au 8e par jour. » (Math et Meilland, 2004 : 16) Ce concept de « fraction pouvant aller jusqu'au 8e par jour » signifie que le parent peut prendre jusqu'à 1 heure par jour de son congé, c'est-à-dire que le parent peut travailler à temps partiel de manière volontaire tout en ayant le supplément de salaire offert par un congé parental selon le nombre d'heures.

Une lutte féministe
Ce sont les femmes qui ont contribué à l'égalité des sexes partout sur la planète, depuis de nombreuses années. Ces revendications, comme l'écrit Lysane Grégoire dans une revue féministe qui revendique le libre-choix des femmes quant à leur accouchement,

c'est une « lutte semblable à celles de l'obtention du droit de vote ou du droit à l'avortement. Une démarche féministe qui fait face à des résistances non seulement du pouvoir patriarcal, mais qui doit aussi cheminer à travers l'indifférence de bon nombre de femmes qui ne voient tout simplement pas l'utilité de remettre en cause la médicalisation de l'accouchement… comme ces femmes dans les années 40 qui ne savaient qui faire d'un droit de vote. » (Grégoire, 2015)

Le conflit de l'égalité des sexes est donc une cause féministe et les mentalités doivent
changer pour qu'un changement réel s'opère. Si nous revenons à l'emploi, les femmes doivent
pouvoir choisir, même avec de jeunes enfants à leur charge, si elles veulent travailler ou prendre soin
de ceux-ci ou trouver un juste milieu avec un aménagement de temps de travail qui fonctionne avec son plan de carrière et de famille. L’évolution des mentalités passe encore par une reconnaissance de la nécessité d’égalité au plan national et par des politiques anti-discriminations pour les femmes.



Bibliographie

GRÉGOIRE, Lysane (2015), MAMANzine Volume 19, Numéro 1, octobre 2015. Éditorial de Lysane
Grégoire. Laval : Groupe MAMAN. p.3.

MATH A. et MEILLAND C. (2004) Un état des lieux des congés destinés aux parents dans vingt pays
européens. Revue de l'IRES No. 46. p.113-136.

MEILLAND Christèle (2001) Danemark – L'égalité hommes-femmes sur le marché du travail mise à
mal par les congés parentaux. Chroniques internationales de l'IRES no.71 – juillet 2001. p. 3-10.

TREMBLAY, Diane-Gabrielle (2009). Développement économique et emploi – les enjeux et les
politiques. Québec : Presses de l’Université du Québec.

TREMBLAY, Diane-Gabrielle (2009a). L’éclatement de l’emploi. Québec : Presses de l’Université du
Québec.

WIERINK Marie. (2001) Pays Bas - Temps de travail : le droit de choisir. Chroniques internationales
de l'IRES no.63 – mars 2000. p.13-29.

lundi 23 mars 2015

Douze fleurs et une césarienne



Je reviens d'Apex, le faubourg reculé d'Iqaluit, là où les aurores boréales échappent quand même un peu à la pollution lumineuse de la capitale nunavummiut. Dans un étroit atelier dissimulé dans une maison du quartier, une douzaine de femmes sont réunies pour une soirée d'artisanat. Le projet: une fleur coud à la main aux pétales en peau de phoque avec des perles en son coeur.

Des quoi parle toutes ces femmes assises l'aiguille à la main? De leurs enfants, de la garderie idéale dont elles rêvent pour poursuivre leur carrière, de leurs rendez-vous prénatals soldés en déception par un praticien médico-centré et aussi d'une césarienne qui a sauvé un bébé qu'on croyait mort-né.

Puis, avec une mince lame bien tranchante, elles taillent d’autres pétales. Je connais très bien ces fleurs auxquelles une barrette couds au dos sert de coquetterie. J'en achète régulièrement au pub lorsque des artisanes passent de table en table pour vendre leurs créations. Elles sont magnifiques et fabriquées dans une matière noble : un animal qui a permis la survie du peuple inuit durant des millénaires. Si la critique est parfois sévère relativement à la chasse aux phoques, il faut savoir qu'ici, cette activité traditionnelle permet à un peuple de retrouver son identité, que le phoque est loin d'être en voie d'extinction, mais surtout, qu'il est chassé avec respect et qu'aucune partie de l'animal n'est gaspillée. Alors, aussi bien recycler les retailles de peaux en accessoires à cheveux.

Mais cette césarienne n'a rien d'une cicatrice anodine qui guérit lentement à travers un abdomen et un utérus. 

« J'ai tellement eu peur, je suis tellement reconnaissante que mon bébé aille bien.» Voilà la phrase rationnelle que tant de femmes se répètent pour se convaincre que leur opération d'urgence, celle qui a failli faire basculer la Vie, n'est pas si grave. Ce discours, bien que vrai en apparence, c'est de la foutaise! Parce que lorsqu'on s'y attarde, la césarienne d'Émilie a laissé une autre cicatrice, beaucoup plus importante… qui saigne encore. Parce que lorsqu'une femme se retrouve clouée à un lit, dépossédée de son corps, perdue dans un tourbillon fou d'une intervention qui en engendre une autre, elle se sent plus vulnérable qu'un papillon à l’aille brisée. Ce soir, Émilie se sent en confiance : « C’est certain que si je veux un autre enfant, je devrai d’abord guérir de ce traumatisme. » La dignité, l'intimité, l'intégrité, c'est fragile, c'est précieux.

Une précieuse perle après l'autre, des doigts, parfois malhabiles par la nouveauté de l'exercice, enfilent ce qui sera le coeur de notre fleur artisanale.

En fait, chaque naissance, qu'importe l'issue de l'accouchement, touche le coeur, suscite des souvenirs, des sentiments et des images en boucles dans la tête d'une femme qui vient de vivre l'Intensité de la Vie. Derrière chaque césarienne, il y a un coeur brisé en mille miettes, un besoin de comprendre, de mettre des mots et la recherche d’un baume pour soigner sur ce traumatisme. Il y a un deuil, une situation à comprendre, un pardon à se faire, un pardon à faire la vie.

Les fleurs commenceront bientôt à pousser.
Aujourd'hui, 20 mars, nous sommes le printemps.
Le printemps d’une saison,
le printemps d’une étape,

le printemps d’une vie.

Photo de ma collection personnelle (comme toutes celles de ce blog)
Merci de respecter les droits d'auteur / copyrigth 


dimanche 8 mars 2015

La journée de la femme: égalité et différence

Égalité et différence, voilà le thème de mon petit article publié sur le blog de Mamans zen.



LA JOURNÉE DE LA FEMME SOUS MON TOIT


Sur le plancher du salon, ma fille joue avec ses pouliches, son écurie rose et ses cavalières.

Elle explique à grand-maman:
– C’est un jeu juste pour les filles.
– Voyons donc, il n’y a pas de jeu juste pour les filles.
– Oui oui, c’est rose.
– Ce n’est pas grave ça, les gars aussi peuvent jouer avec.

C’est ainsi que, mine de rien, ma grande qui ne sait encore ni lire, ni écrire, reçut sa première leçon de féminisme.


ÉGALITÉ
J’ai grandi ainsi, avec une mère croyant à l’égalité filles-garçons. J’avais le droit de revendiquer de joindre les parties de soccer masculin sur la cour de récréation, de participer à la politique scolaire ou de grimper aux arbres comme eux. Je pouvais choisir le métier qui me plaisait et gagner ma vie. Tous comme mes amis gars, je prenais le métro et rentrais à minuit, tout en ayant conscience de veiller à ma sécurité.

DIFFÉRENCE
C’est enceinte de mon premier enfant que j’ai compris que je suis différente. D’un point de vue anatomique, biologique, physiologique, tout au moins. Ma mère s’était trompée… Nous sommes loin d’être égaux, hommes et femmes! Par exemple, bien que mon conjoint peut prendre soin de notre bébé, il ne sera jamais enceinte à ma place. À défaut d’être identiques, comment pouvons-nous être complémentaires?

ÉGALITÉ
J’aimerais que mes enfants grandissent égaux. Que les jeux dans la maison, comme les privilèges, appartiennent à tous, sans restrictions dues à leurs sexes. J’aime préparer le souper en observant discrètement ma fille jouer aux salons avec ses frères… et partager les pouliches et l’écurie rose.

DIFFÉRENCE
Et j’espère que le jour où ma fille se rendra compte que sa mère s’est trompée… elle saura qu’elle a autant de valeur qu’un garçon et que, contre et malgré tout, « c’est elle, la plus forte. »

Publié une première fois en mars 2015, à http://mamanszen.com/la-journee-de-la-femme-sous-mon-toit/

jeudi 26 février 2015

Sauver la planète, une serviette à la fois

Suite à un échange sur un forum de discussion,
j'avais envie de répondre à quelques questions "hygiène féminine" ici :)


Q: Combien de temps durent vos serviettes sanitaires en tissus?

R: J'ai acheté mes premières serviettes il y a dix ans et elles sont encore bonnes!
Cela dit, la durabilité dépend d'un million de facteurs (le tissus utilisé, la fréquence d'utilisation, l'entretien, etc.)

POUR RÉDUIRE SES DÉPENSES
(et sa consommation, donc, la pression qu'on crée sur les ressources naturelles)
Voici mes trucs:

1- Plier des débarbouillettes (vieux t-shirt coupé en carrés) dans ses petites culottes pour les pertes légères.

2- Utiliser une coupe menstruelle si on est à l'aise avec les tampons (on ne sent pas plus qu'un tampon). Certains modèles (ex: Keeper) sont en caoutchouc naturel tandis que d'autres sont en silicone (ex: Diva Cup).
Si elle nous intimide à première vue, on la dépose dans notre douche et l'essaie quelque fois sans nos règles.

3- Acheter quelques serviettes sanitaires de différentes marques: certaines seront vos préférées la nuit, lors de sortie, la journée que vous avez beaucoup de pertes... À mon avis, toutes les marques récentes sont assez bien fait et j'essaie d'encourager des compagnies d'ici (Omaiki, Bon-Zay, etc)

ou

4- Se fabriquer des serviettes sanitaires en tissus. Un beau projet facile pour récupérer des retailles ou des vieux tissus.

J'ai utiliser trois tissus:
- Du PUL qui est imperméable et souple 
(Une amie a mis un bout d'un vieux chandail 100% laine et ça fait le même travail).
- Un absorbant 
(J'ai pris du micro fibre acheté au Canadian Tire, dans la section des chiffons pour laver les voitures, mais on en trouve aussi au magasin de tissus.)
-Du polar qui nous coupe de l'humidité de rend la serviette confortable
(Je préfères les tissus foncés qui n'ont jamais l'air tâchés. Ici aussi, on peut recycler du vieux polar.)

Notez que mes serviettes qui fête leur dixième anniversaires sont faites uniquement en flanalette. Elles sont vraiment douces et absorbantes.

5- Pratiquer la continence des lunes. Pour en savoir plus... http://www.lilithlifestyle.fr/liberons-nous-des-regles/


ET L'ENVIRONNEMENT
Lorsque les gens pensent que nos serviettes et couches lavables consomment beaucoup d'eau lors des lavages...

Réponse rapide: Et ta vaisselle aussi! Pourquoi ne manges-tu pas dans de la vaisselle en carton?

Réponse savante: L'industrie des pâtes et papier qui fabriquent les couches, les serviettes hygiéniques et les assiettes en carton est très énergivore et consomme énormément d'eau.



"Ma mère, c'est la plus forte", un livre pour déconstruire nos peurs face à l'accouchement

"Ma mère, c'est la plus forte", un livre pour déconstruire nos peurs face à l'accouchement
"C'est l'histoire de la naissance de ma petite soeur" Mat - fils de l'auteure

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