Foire aux questions - L'aventure de l'autoédition
Pourquoi écrire un livre sur l’accouchement?
Enceinte de mon
deuxième enfant, j’ai beaucoup cherché pour trouver un livre sur la naissance
pour mon aîné. Mais tous les livres qu’on trouve sur la naissance montrent une
mère enceinte, puis BANG, en une page, la mère se rend à l’hôpital et ressort
avec un bébé. Des livres pour enfants sur l’accouchement même, à ma
connaissance, il n’en existait pas.
À qui s’adresse ce livre?
L’histoire s’adresse
au 3-10 ans, mais aussi aux femmes, aux hommes et à la société en général. J’ai
voulu, pour une rare fois dans un média, que l’accouchement soit vu d’une
manière positive.
On passe notre vie à
craindre l’accouchement. On est bombardé de scènes d'accouchement qui virent en
urgence dans les films et par des histoires d’horreur qui ne nous appartiennent
pas alors que les plus grands chercheurs s’entendent sur la normalité des
accouchements pour la vaste majorité des femmes.
Ce livre s’adresse à
ma fille qui va un jour probablement aussi accoucher et à ses cousines, aux garçons
qui vont aussi probablement côtoyer la naissance un jour. Je veux qu’ils
grandissent avec une image positive de l’accouchement.
Ce livre s’adresse
aussi aux femmes qui ont peur d’accoucher, à celle qui cherche des images pour
s’inspirer, à celle qui désire humaniser ce grand moment, qu’importe le lieu où
elle donnera naissance.
Est-ce un « vrai » livre?
Oui. Ce livre a été
créé dans la rigueur et les exigences actuelles du l'industrie du livre. Toutes
les démarches administratives ont été faites pour que le livre se voie
attribuer un code ISBN et pour que celui-ci soit catalogué aux archives
nationales. Comme les livres produits avec une maison d’édition traditionnelle,
deux exemplaires de Ma mère, c’est la
plus forte seront conservés dans les voûtes des archives nationales pour
les générations futures.
Pourquoi produire ce livre en autoédition?
J’ai approché quelques maisons d’édition avec mon projet et j’ai aussi suivi une formation sur l’édition afin de connaître les rouages du métier. Comme plusieurs auteurs québécois l’ont fait (Brian Perro, Hélène Desputeaux, Dominique Jolin…) je trouvais l’opportunité de devenir entrepreneure intéressante. C’est un peu dommage que le monde du livre semble snober l’autoédition, alors qu’en restauration, par exemple, on encourage les initiatives authentiques et originales, sans l'obligation de s’affilier à un grand nom du marché.
Mais, produire un livre en autoédition, c’est
plus de travail?
Les maisons d’édition traditionnelles reçoivent
généralement des subventions pour le financement de leurs livres... En tant
qu’autoéditeur, comment finance-t-on un tel projet?
L’impression du livre
(nous avons fait un tirage de 2000 exemplaires), les frais de révisions, de
promotion, etc représentent plusieurs milliers de dollars. C’est par hasard,
quand le projet prenait forme, que j’ai vu passer le projet d’une connaissance
qui finançait une expédition dans le Grand Nord sur un site de financement
participatif. C’était une bonne idée, un signe! C’était aussi une façon de
faire une étude de marché et la promotion. Grâce aux réseaux sociaux, mon livre
a fait le tour du Québec et a même eu de la visibilité en France et en Suisse.
Avant même que mon livre ne soit imprimé, plus d’une centaine de personnes
l’avaient acheté en prévente. Dans le milieu de la périnatalité (les maisons de
naissances, les centres de femmes, les accompagnantes à la naissance…) les gens
parlent déjà de mon livre comme « une initiative unique qui répond
vraiment à un besoin. »
Nous avons aussi un
partenaire officiel : le studio de yoga Namaste de Québec. C’est un centre
de yoga qui offre divers cours prénataux et est très sensibilisé aux questions
de l’humanisation des naissances.
En parlant du milieu de la périnatalité, une
sage-femme a contribué au livre en rédigeant un avant-propos?
Oui, il s'agit de la
sage-femme Isabelle Brabant auteure du succès de librairie Une naissance heureuse : bien vivre sa grossesse et son
accouchement. Ce fut un livre qui m’a beaucoup touchée et que j’ai dévoré
au cours de ma première grossesse. J’aime la sensibilité avec laquelle Isabelle
Brabant parle de l’accouchement. Dès ma première grossesse, ce n’est pas toutes
les interventions autour de l’événement qui m’attirent, mais son côté humain.
Parler de la naissance, tout comme parler des soins de fin de vie, c’est
aborder un débat délicat entre la technologie versus l’humanisation du processus…
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