| Iqaluit, capitale du Nunavut, novembre 2014 |
Trois facteurs
influencent nos sorties en mer :
- La marée
- La météo marine (surtout le facteur éolien)
- La disponibilité de nos hommes
Lorsque ces trois
facteurs sont favorables, on prépare un petit sac à dos d’expédition, on sort
de la viande congelée et des patates, on enfile nos ensembles d’hiver.
Après une vingtaine de kilomètres en mer et seulement un phoque à déclarer, nous jetons l'encre dans une petite baie.
Les femmes du Nunavut
sont merveilleuses avec les enfants. Elles rajustent leurs mitaines, elles les prennent
sur leurs genoux, elles leurs offrent à manger…
Cependant,
aujourd’hui, ce ne sont pas les femmes qui prennent soin des enfants… armées de
leurs pelles à jardin et de leurs bottes d’eau, nous allons ramasser des amomayut pendant que la mer est à son
plus bas niveau. Les amomayut sont des
mollusques à coquille blanche (on dit aussi clams; palourdes, je crois...). Leur apparence et goût se rapproche
des moules. Sur le sable mouillé, on les repère grâce à de petits trous qui leurs
servent à respirer. Alors, hop! Il faut creuser très vite, avant que le petit
animal marin s’enfonce plus rapidement dans le sable ou nous échappe en
glissant dans une autre direction.
Par cette froide
journée de novembre, nous suons sous nos parkas à creuser avec telle
énergie. J’en ai déterré quatre!
J’ai aussi appris
beaucoup à propos des algues marines : celles que l’on peut consommer, la
partie la plus tendre, lesquelles choisir… comme tout ce qui vient de la mer,
ce sont des supers-aliments à consommer crus ou bouillis.
Une superbe journée en
plein air, sans incident majeur… à l’exception de mon fils qui a eu une urgence
– pipi – en haute mer…
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