Mes chers amis et
familles du Sud…
Depuis mercredi
dernier, je suis quelque peu nostalgique. Je vous explique :
j'avais une soirée entre amies, ici à Iqaluit. Avant de m'y rendre,
j'ai contacté ma sœur jumelle dans le Sud, et ses amies étaient
rassemblées chez elle, pour une soirée de filles similaires. Le
problème, c'est que, ses amies, au fil du temps et des partages,
sont devenues les miennes, aussi. Et j'ai eu le coeur gros de ne pas
être avec vous, ce soir-là, dans le Bas-du-Fleuve, pour échanger,
rire, pleurer, chanter, et rire encore.
Le problème, c'est
que, le Nord, même si aucun arbre n'y pousse, s'enracine au fond de
notre coeur. J'aime les gens avec qui je parle de couture et de chasse. J'aime la richesse du
partage des cultures, les concours de construction d'igloo et de
dépeçage de phoques. J'aime aller vendre les bouteilles vides en
motoneige. J'aime vivre dans cette ville sans centre d'achat ni
McDonald. Ni autoroute ni train. Ni stress ni presse.
Et dans cette
capitale nordique où tout est à proximité, je suis tellement
heureuse, car il va de soi que mes enfants et mon conjoint viennent
dîner à la maison en semaine et qu'un deuxième véhicule serait
superflu. Et on invite nos amis dans notre salon au lieu de sortir.
Et on colle notre famille autour d'un bon film au lieu de sortir. Et
on coud un manteau neuf au plus grand qui ne cesse de pousser au lieu
de sortir. Et simplement, on devient ami avec le silence.
Et j'aime la neige
d'avril. Celle qui entraîne une fermeture d'école toutes les
semaines et la fermeture de la ville, aussi. Cette neige qui nous
donne accès au territoire entier, aux lacs, à la mer, à la
toundra, durant la longue saison de froid. Celle qui permet aux
enfants de jouer à la guerre des tuques et de faire des buts de
hockey dans la ruelle.
Malgré tout, même
si j'adore ses aurores boréales et son froid rafraîchissant, quand
vous me dites comme c'est doux, la verdure de Boucherville ou de
Rimouski, mon coeur craque, car « chez moi », c'est
encore mon Québec natal, et il me vient des moments où j'aimerais
être près de vous et que j'aimerais entendre mes enfants rire dans
les bras de leurs grands-parents près de la Métropole québécoise.
Sachez que je pense à vous, amis et famille. Que j'y pense tout le
temps. Même avec les 2000 km de vol d'oiseau qui nous séparent, je
pense à vous. Pardonnez-moi de ne pas écrire plus souvent, d'être
avare de mes belles photos, de ne pas passer plus de temps au Sud.
Pardonnez-moi.
Il parait qu'on
donne des racines et des ailles, à nos enfants. Et, ce sont des
racines fortes, qui nous amènent à nous envoler, plus haut, plus
loin.
On se voit bientôt.
Je pense à vous.
Love.
Cynthia xx
À Bientôt! <3
RépondreEffacerMerci andréann, d'être là malgré la distance. Xx
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