En cette
nouvelle année,
mes meilleurs
vœux à vous tous,
amis, famille
et lecteurs!!!
Voici 3
réflexions extraites de mes lectures des fêtes et de mon propre
journal.
Cynthia xx
En traversant le
désert du Gobi (Mongolie), Sarah Marquis raconte :
« La magie du
désert n'est pas vraiment propre au désert, mais à l'espace qu'il
contient. Ici, il n'y a rien, aucune protection possible, pas de
dunes non plus, juste rien. Aucune des choses qui se trouvaient dans
ma vie d'avant ne pourrait m'être utile ici. La sensation d'être
seule au milieu de ce vide est surprenante au début. Puis après de
longues journées, de long mois de marche sans attente d'aucune
sorte, les choses se transforment d'elles-mêmes. Je m'adapte en
permanence à mon environnement qui devient familier l'espace d'un
instant. Est-ce pour cette raison que je me trouve ici précisément? »
(1)
Dans un chalet au
cœur de la toundra nunavummiut, Cynthia Durand écrit :
« Loin du
Wi-Fi et de tout écran, je n'ai pas aussi bien dormi depuis des
lunes. Le seul projet, la seule tâche, est celle de l'instant
présent, combler nos besoins de base. Dehors, la nature est immense
et folle; une seule pièce, un seul toit, suffit à notre bien-être.
Les enfants participent aux corvées : ils fendent du bois,
alimentent le feu, coupent les légumes... Ils développent leur
complicité fraternelle et rafinent leurs stratégies essentielles
pour nos batailles d'oreillers. Merci la Vie. » (2)
« Le tour du
monde, ça ne veut rien dire. C'est tout au plus une figure de style
pour dire qu'on part de chez soi, qu'on avance toujours, et qu'ainsi
on finit par revenir au point de départ. Cela ne veut surtout pas
dire qu'on aura tout vu, loin de là, ni que notre connaissance
des gens et des pays sera grandement enrichie.
Il faut regarder le
chemin parcouru, au sens personnel du terme, plutôt qu'en somme
d'escales effectuées.
(…)
(…)
J'arrive mal à
évaluer où se situe ma tranquillité d'esprit. D'un côté, je
pense que nos sociétés modernes auraient intérêt à retrouver ces
insulaires, les plaisirs élémentaires de l’existence. De l'autre,
je regarde cette population et j'ai l'impression qu'il lui manque ce
quelque chose que nous procure le froid. Ce qu'on ressent quand on a
le corps gelé comme une barre et qu'on vient s'assoir près du feu
en laissant la poudrerie se déchaîner dehors. » (3)
(1) MARQUIS, Sarah.
2014. Sauvage par nature – De Sibérie en Australie, 3 ans de
marche extrême en solitaire, Édition Michel Lafon, Suisse, p.120
(2) DURAND, Cynthia.
2016. Journal personnel, Iqaluit, Nunavut.
(3) MAILHOT, Carl et
MANNY, Dominique. 1995. La V'limeuse autour du monde – six ans de
navigation en famille, p.220



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