mardi 22 juillet 2014

Cercle de femmes et « blessingway »




Je l’avoue, je redoute toujours un peu les anniversaires, les babyshowers, les baptêmes et les fêtes au calendrier, en général. Non, non, je ne suis pas antisociale, sans le sou ou frustrée. Simplement, l’aspect commercial de ces événements m’énerve et nous éloigne, à mon avis, de l’essence même d’une célébration qui devrait être avant tout humaine.

Imaginez ma joie quand mes amis du Bas-du-Fleuve m’ont organisé un cercle de femmes pour célébrer la Vie qui grandit dans mon ventre.

Un feu de camp. Sans enfants
(à l’exception de quelques enfants allaités)
Sans hommes.
Sans jugements.
Sans cosmétique, ni superflu.

Que l’air salin, le feu, le fleuve et le sable.
Quatre éléments.
Huit femmes.

Soleil couchant.
Un feu de bois de grève fut allumé.
Pénombre.
Des bougies représentants chacun des quatre coins cardinaux prirent place au centre du cercle.
Pleine lune.
La flamme de l’Est, côté où nait le soleil matin après matin, a ouvert la cérémonie.

Nous avons parlé de nos fiertés,
de nos défis,
de nos quotidiens,
de notre féminitude,
de nos accouchements…

Nous avons formulé des vœux pour les femmes enceintes,
ces enfants à naître,
ces naissances qui seront,
une fois de plus, uniques.

En mon nom et au nom de ce petit être, qui se nourrit de mes smooties et de mes émotions, MERCI beaucoup, chères amies, pour cet instant de pur bonheur.

 Cynthia !


Vous aimerez aussi: 
Les déchirures périnéales à l'accouchement, par Cynthia Durand

Quelques jours plus tôt, sur la même berge...

jeudi 17 juillet 2014

Entrevue avec Cynthia Durand, auteure de "Ma mère, c'est la plus forte: une histoire sur la naissance"


1ereCouverture9Ma mère, c’est la plus forte: une histoire sur la naissance

Texte : Cynthia Durand
Illustrations : Andréann Larouche
Avant-propos: Isabelle Brabant
Iqaluit (Nunavut), 2014.
32 pages, 3-10 ans
ISBN: 978-2-9814549-0-4





IMG_6882
Cynthia Durand, auteure
Entrevue avec Cynthia Durand,
auteure de "Ma mère, c'est la plus
forte: une histoire sur la naissance"
Suite à une pré-vente au-delà de toute attente sur un site de financement participatif, votre livre est enfin disponible au grand public. Un projet audacieux: aborder l'accouchement avec les enfants.





Un livre pour enfants entièrement consacré à l'accouchement... d'où vous est venue l'idée?

Lorsque j'étais enceinte de mon deuxième enfant, j'ai beaucoup cherché pour trouver un livre sur l'accouchement, mais je n'en ai trouvé aucun. De nombreux livres expliquent la conception, puis la grossesse, mais l'étape "accouchement" se résume généralement en une page où la mère se rend à l'hôpital... ce qui ne répondait pas à mon besoin: celui de répondre aux questions d'un enfant sur la naissance et de le rassurer.


IMG_6867
À qui s'adresse ce livre?

Il s'adresse principalement à trois clientèles : l'enfant dont sa mère est enceinte, l'enfant en général et le couple qui prépare une naissance.

L'enfant dont sa mère est enceinte, car c'est souvent à ce moment-là que celui-ci veut savoir comment le bébé va sortir du ventre de sa mère. Le livre répond à toutes ses questions d'une manière douce et rassurante.

IMG_7081L'enfant en général, car la naissance est un processus universel. Qu'importe le type de naissance appartenant à l'histoire personnelle de l'enfant (césarienne, adoption...), je crois que nous avons passé l'étape de raconter aux enfants que les enfants naissent sous les choux et que la société en est rendue à parler des grands événements de la vie à ses enfants avec honnêteté et positivisme.

Le couple qui prépare une naissance, car ce livre s'adresse secrètement à l'adulte.
  • Il explique la base de physiologie de l'accouchement,
  • nomme les besoins fondamentaux de la femme en travail (calme, intimité, bien-être), 
  • propose plusieurs visualisations,
  • illustre des positions pouvant faciliter l'accouchement et 
  • suggère indirectement de nombreuses méthodes de soulagement de l'intensité de l'accouchement (l'eau, les déplacements de la femme, l'auto-hypnose, la visualisation, la gravité, l'acupression, les massages...) 

Une sage-femme a aussi participé à ce livre, n'est-ce pas?

Oui, c'est vraiment un honneur d'avoir un avant-propos de la sage-femme Isabelle Brabant, auteure du livre Une naissance heureuse: bien vivre sa grossesse et son allaitement. Nous avons également la sage-femme Isabelle Garneau qui a écrit notre quatrième de couverture.

Photo de Cynthia Durand.
Pourquoi le thème de l'accouchement est si important pour vous?

La naissance de notre enfant, ça n'arrive qu'une seule fois et c'est un grand moment qui marque le coeur. Des études ont révélées que la femme a un souvenir très précis de son accouchement vingt ans après celui-ci.


Pour vous, qu'est-ce qui était important d'inclure dans ce livre?

C'était de parler de la physiologie de l'accouchement. Trop souvent, on présente les instruments médicaux et la mécanique de l'accouchement, mais il y a beaucoup plus que cela... Voici quelques éléments tirés de mes nombreuses lectures sur l'accouchement respecté (Michel Odent, Ina May Gaskin, Isabelle Brabant, etc) qui facilite notre compréhension de l'accouchement...

La vrille du bébé. Lors de l'accouchement, le bébé effectue une rotation sur lui-même, comme un tire-bouchon ou une vis, sa tête prend l'angle optimal pour bien descendre dans le bassin. Bouger en accouchant et utiliser la gravité peuvent faciliter l'accouchement.

Photo de Cynthia Durand.Le besoin d'intimité des sphincters. Les sphincters sont des zones timides: il est difficile d'aller au toilette ou d'avoir une relation sexuelle si nous avons le sentiment d'être observé. C'est pour cela que les chattes accouchent dans les garde-robes, certaines femmes dans la salle de bain, etc.

Les principales hormones nécessaires à l'accouchement s'alternent. Bonne nouvelle: chaque contraction (provoquée par l'hormone de l'amour) est toujours suivie d'un moment de repos (provoquée par l'hormone du bien-être). C'est le yin et le yang, l'inspiration et l'expiration, l'intensité et la douceur... l'équilibre et la fragilité de la Vie.

Pour acheter le livre en ligne: amazon.ca


Merci et bonne lecture!

AIMEZ la page Facebook du livre : https://www.facebook.com/mamerecestlaplusforte?ref_type=bookmark

mercredi 16 juillet 2014

Nos points de vente

Notre illustratrice Andréann Larouche signant un livre lors du lancement de celui-ci.


« Il existe sur la planète des milliers de femmes qui savent 
encore se murmurer: «c'est merveilleux, donner la vie». »
- Muriel Bonnet del Valle, La naissance, un voyage


Nos points de vente


En ligne :

Le plus facile (j'y gère mon compte:  www.amazon.ca  

QUÉBEC :
Bas-du-Fleuve
Chez Roudoudou,                     Rimouski 
Librairie L'Hibou-coup,             Mont-Joli
Librairie L'alphabeth,                Rimouski
Café Le P'tit Bonheur               Saint-Donat de Rimouski

Estrie

Claire Naissance- Kristelle Savard: www.clairenaissance.com


Gaspésie
Librairie Alpha,                          Gaspé

Lanaudière
Croquis d'A. Larouche à l'étape création.
Librairie Raffin,                          Repentigny

Laurentides
Librairie Sainte-Thérèse,           Sainte-Thérèse
Librairie Carcajou,                     Rosemère
Boutique Bleu Citron                 Blainville 

Laval
Librairie Carcajou,                     Laval


Montérégie
Librairie Alire,                                    Longueuil
Librairie Le Carrefour,                       Boucherville et Saint-Jean-sur-Richelieu
MAM autour de la maternité             Saint-Hubert
Mère et mousses,                             Longueuil
Yoga et Cardio                                  Ste-Julie
Maman Autrement,                           Saint-Bruno
Marie-Maude, doula                              www.mariemaude.ca


Montréal
Centre de périnatalité La Source en Soi,        Montréal (rue Beaubien E)
Dors Bébé d'or,                                               Montréal (Dorval)
Librairie Zone libre,                                         Montréal (rue Ste-Catherine E)
Librairie du Square,                                        Montréal (rue St-Denis)
Librairie Verdun,                                             Montréal (Verdun)

Capitale nationale
Les accompagnantes,                                   Québec
Andréann, illustratrice                                   www.demilunes.co

Ailleurs au Québec
Librairie Poirier,                                          Trois-Rivières
Dépanneur Rond'eau                                 Saint-Zénon
Papeterie des Hautes-Rivières                   Mont-Laurier
Papeterie commerciale                               Senneterre


NUNAVUT :
Arctic Cotton,                                                Iqaluit  



EUROPE :

Mère et Terre (Suisse)

Lecture du livre en plein air animée par notre auteure Cynthia Durand

Lunaissance (Blegique)
 www.lunaissance.be 
 www.facebook.com/doulalunaissance





vendredi 4 juillet 2014

Une journée à l’imprimerie


J’éteins la sonnerie de mon téléphone et vérifie l’heure. Vingt minutes d’avance et, dans mon estomac, des papillons timides sortent de leurs cocons. Nervosité d'une entrevue ou d'un premier rendez-vous... je suis désormais une femme d'affaires et je vais assister à la mise sous presse de mon livre. Mon premier livre!

Terrebonne, la journée est merveilleuse. L’endroit est propre, élégant. On me propose un fauteuil en attendant mon représentant aux ventes. Dans le coin de la pièce, sous une lumière permettant de scruter les détails d’une image graphique, j’aperçois la couverture de mon livre imprimée plusieurs fois sur un large carton 12 point lustré, tel que demandé. C’est la première fois que je vois les aquarelles d’Andréann couchées sur du papier, elles sont parfaites.

L’homme me propose de vérifier l'épreuve, puis me tend un stylo pour l'approuver. Je lis attentivement chaque mot, inspecte la qualité des couleurs, les contours des illustrations… Je repense à ma conversation récente avec ma chère amie linguiste :

- Peux-tu vérifier avec moi cette règle de française avec moi, s'il vous plait.
Toujours aussi convaincue de l’importance de la langue, elle ouvre son ouvrage sur les difficultés de la langue française et me confirme que ma réviseure a raison.
- Cynthia, des tonnes de personnes l’ont révisé, il faudra que tu finisses par le lâcher, ton livre.

Oui, le lâcher, le faire imprimer, l’assumer.

Il est temps de donner le « O.k. de presse », de poser ma signature. Je remarque sur la couverture la chatte brune qu’Andréann a pris soin d’ajouter au fil des illustrations; cette chatte qui a mis bas à la page neuf de l'album et qui donne le ton à l’intimité de l’accouchement à domicile de l'histoire.  


Vue du haut des immenses cartouches de la presse
(les couleurs primaires et le noir)
Je griffonne mon consentement en bleu, puis le responsable du document m’indique qu’il sera de retour dans environ une demi-heure. Quoi! Je dois attendre de l’autre côté de la porte! J’ai amené un roman pour patienter, mais les papillons dans mon ventre dansent : on imprime mon livre! C’est vrai! Et il est trop tard pour reculer ou changer quoi que ce soit. Incroyable, quel grand moment! Enfin, je vais pouvoir le palper, le toucher, le sentir.

Mais, coup de Judas, je suis dans l’usine même et l'on me demande d’attendre de l’autre côté de la porte. Je me suis déplacée jusqu’ici pour voir naître ce long travail, pas pour languir passivement dans une salle d'attente! Dès que le préposé réapparaît afin que j’approuve l’intérieur du livre, je m’assure de retourner dans l’usine avec lui.

Chacune des "cartouches" d'encre :)
Vue de côté
Règle de sécurité, vérification, autorisation... 
Odeur de peinture, énorme machine et ventilation puissante.
Cyan, magenta, jaune et noir. 
Quatre couleurs, quatre rouleaux. 
Une plaque grise de la grandeur d’une affiche et la presse qui imprime mon livre à une vitesse folle. Mon livre, comme c’est excitant!

Il va falloir le couper, le relier, le mettre dans les boîtes, passer le ramasser. Bientôt, ça sera le lancement, une grande fête pour célébrer ce nouveau bébé!
Quelle belle aventure!

FAQ – Éditions Cynthia Durand

Foire aux questions - L'aventure de l'autoédition


Pourquoi écrire un livre sur l’accouchement?

Enceinte de mon deuxième enfant, j’ai beaucoup cherché pour trouver un livre sur la naissance pour mon aîné. Mais tous les livres qu’on trouve sur la naissance montrent une mère enceinte, puis BANG, en une page, la mère se rend à l’hôpital et ressort avec un bébé. Des livres pour enfants sur l’accouchement même, à ma connaissance, il n’en existait pas.


À qui s’adresse ce livre?

L’histoire s’adresse au 3-10 ans, mais aussi aux femmes, aux hommes et à la société en général. J’ai voulu, pour une rare fois dans un média, que l’accouchement soit vu d’une manière positive.
On passe notre vie à craindre l’accouchement. On est bombardé de scènes d'accouchement qui virent en urgence dans les films et par des histoires d’horreur qui ne nous appartiennent pas alors que les plus grands chercheurs s’entendent sur la normalité des accouchements pour la vaste majorité des femmes. 

Ce livre s’adresse à ma fille qui va un jour probablement aussi accoucher et à ses cousines, aux garçons qui vont aussi probablement côtoyer la naissance un jour. Je veux qu’ils grandissent avec une image positive de l’accouchement.
Ce livre s’adresse aussi aux femmes qui ont peur d’accoucher, à celle qui cherche des images pour s’inspirer, à celle qui désire humaniser ce grand moment, qu’importe le lieu où elle donnera naissance.


Est-ce un « vrai » livre?

Oui. Ce livre a été créé dans la rigueur et les exigences actuelles du l'industrie du livre. Toutes les démarches administratives ont été faites pour que le livre se voie attribuer un code ISBN et pour que celui-ci soit catalogué aux archives nationales. Comme les livres produits avec une maison d’édition traditionnelle, deux exemplaires de Ma mère, c’est la plus forte seront conservés dans les voûtes des archives nationales pour les générations futures.


Pourquoi produire ce livre en autoédition?

J’ai approché quelques maisons d’édition avec mon projet et j’ai aussi suivi une formation sur l’édition afin de connaître les rouages du métier. Comme plusieurs auteurs québécois l’ont fait (Brian Perro, Hélène Desputeaux, Dominique Jolin…) je trouvais l’opportunité de devenir entrepreneure intéressante. C’est un peu dommage que le monde du livre semble snober l’autoédition, alors qu’en restauration, par exemple, on encourage les initiatives authentiques et originales, sans l'obligation de s’affilier à un grand nom du marché.

Mais, produire un livre en autoédition, c’est plus de travail?

 Oui. C’est sûr que dans une maison d’édition traditionnelle, l’auteur remet son manuscrit et que tous les collaborateurs sont déjà déterminés d’avance et gérer par un éditeur. Vous savez, c’est un incroyable contrat que l’auteur signe avec l’éditeur, un auteur qui veut vendre doit tout de même, en général, créer son site web, faire la promotion de son livre... puis ne touche que des peanuts pour un travail qui s’est souvent étendu sur de nombreuses années (au Québec, environ 1% de l’argent des ventes d’un livre est remis à l’auteur). Je voulais demeurer autonome face à mes idées, dans projet et surtout, conserver mes droits par rapport à mon livre et à tout produit dérivé, même si cela implique beaucoup de travail.


Les maisons d’édition traditionnelles reçoivent généralement des subventions pour le financement de leurs livres... En tant qu’autoéditeur, comment finance-t-on un tel projet?

L’impression du livre (nous avons fait un tirage de 2000 exemplaires), les frais de révisions, de promotion, etc représentent plusieurs milliers de dollars. C’est par hasard, quand le projet prenait forme, que j’ai vu passer le projet d’une connaissance qui finançait une expédition dans le Grand Nord sur un site de financement participatif. C’était une bonne idée, un signe! C’était aussi une façon de faire une étude de marché et la promotion. Grâce aux réseaux sociaux, mon livre a fait le tour du Québec et a même eu de la visibilité en France et en Suisse. Avant même que mon livre ne soit imprimé, plus d’une centaine de personnes l’avaient acheté en prévente. Dans le milieu de la périnatalité (les maisons de naissances, les centres de femmes, les accompagnantes à la naissance…) les gens parlent déjà de mon livre comme « une initiative unique qui répond vraiment à un besoin. » 

Nous avons aussi un partenaire officiel : le studio de yoga Namaste de Québec. C’est un centre de yoga qui offre divers cours prénataux et est très sensibilisé aux questions de l’humanisation des naissances.


En parlant du milieu de la périnatalité, une sage-femme a contribué au livre en rédigeant un avant-propos?

Oui, il s'agit de la sage-femme Isabelle Brabant auteure du succès de librairie Une naissance heureuse : bien vivre sa grossesse et son accouchement. Ce fut un livre qui m’a beaucoup touchée et que j’ai dévoré au cours de ma première grossesse. J’aime la sensibilité avec laquelle Isabelle Brabant parle de l’accouchement. Dès ma première grossesse, ce n’est pas toutes les interventions autour de l’événement qui m’attirent, mais son côté humain. Parler de la naissance, tout comme parler des soins de fin de vie, c’est aborder un débat délicat entre la technologie versus l’humanisation du processus…

vendredi 20 juin 2014

Le bébé et le placenta




Par un après-midi calme, avec des petits choux endormis et jouant au Lego, j'ai enfin avancé mes projets de tricots. Pour faire changement à la laine beige que je manipule jour après jour; une petite corvée de placentas.

- Maman, qu'est-ce que tu tricotes?
- Ce sont les cordons ombilicaux et les placentas pour les poupées.
- Des placentas? C'est quoi ça, un placenta???

Belle question. Grande question.
Hum, par où commencer l'explication?

" Tu sais, dans notre corps, on a des organes: des poumons pour respirer, un estomac pour digérer, une vessie pour le pipi. Le bébé, pendant qu'il se développe dans le ventre de sa maman, a besoin d'un organe pour faire tout ce travail... c'est le placenta!

Lorsque la maman mange, les bonnes vitamines passent par le placenta, suivent un des tuyaux du cordon ombilical et se rendent au bébé. C'est la même chose pour l'air qu'on respire. Et tout ce que le bébé n'a plus besoin, comme le pipi, sort par le cordon jusqu'à la maman, c'est elle qui s'occupe d'aller à la toilette à la place du bébé."

Tu sais, le placenta se connecte à l'intérieur du ventre de la maman, sur l'utérus. Il protège le bébé car il fait une barrière afin que juste les bonnes choses qui servent à ce que le bébé grandisse bien passent par le cordon. "

Alors, vous en dites quoi, de mon explication?


- Et après, qu'est-ce qui arrive au placenta quand le bébé sort?

Ça c'est une toute autre question... Il y a quelque chose de très culturel à l'attention qu'on porte au placenta après la naissance. Dans notre société occidentale, en général, on coupe le cordon tout de suite après la naissance du bébé, puis on jète ces "déchets" humains. Ailleurs sur la planète, on rend hommage au placenta, ce merveilleux organe qui a le même bagage génétique que le bébé: on l'enterre sous la maison, on le brûle, on conserve un bout du cordon...
Saviez-vous que certaines familles laissent le cordon ombilical et le placenta attaché au bébé jusqu'à sa séparation naturelle, au bout de quelque jour. On appelle cette pratique une naissance lotus (lotus birth). C'est une façon de remercier le placenta pour son grand travail au cours des neufs derniers mois... Tiens! pourquoi pas essayer cela au prochain bébé ?

photo d'un "lotus birth" tirée de : http://blog.birthbalance.com/?cat=19photo d'un "lotus birth" tirée de : http://www.parentdish.co.uk/pregnancy-and-birth/lotus-birth-real-life-placenta-attached/


Photos ci-dessous:

Voici, sur la première image, la maman du livre Ma mère, c'est la plus forte (p.25) en train d'accoucher ainsi qu'une de mes poupées, également en travail, sur un ballon de gymnastique bien utile pour relaxer entre chaque vague. Chuuuut... il ne faut pas les déranger.


Les estrades sont pleines, le spectacle de "monster truck" peu commencer.

dimanche 15 juin 2014

Soleil, montre tes rayons!


Semaine de pluie et de gros vent avec une seule journée ensoleillée sans tuque. La voici:








lundi 9 juin 2014

"Maman! J'ai trouvé un bébé tomate!"



Toutes les photos présentées dans cet article ont été prises aujourd'hui le 9 juin 2014 à Iqaluit (Nunavut)

"Maman! J'ai trouvé un bébé tomate!" (baie de genévrier)
La première fleur de l'année!!!! Seule et fragile. Que d'émotion: enfin un signe du retour du beau temps!

"Maman! J'ai trouvé un arbre qui a poussé dans la toundra!" (poteau)
Rivière Sylvia Grinell


Iqaluit


Les enfants joyeux d'une sortie dans la toundra.



Petite glissade artisanale bricolée par les enfants.

mercredi 4 juin 2014

Jeux d'enfants au Nord du 63e parrallèle

Les enfants en bateau sur la mer libre de glace



Premier juin, première pluie de l'année 2014.
La neige a soudainement perdu la bataille.
La boue, c'est le bonheur de l'enfance.
Et le cauchemar des mamans.
Le sable se ramasse par chaudières sur le plancher.
J'avoue une pénurie de crochets pour les vêtements trempés.

Les enfants inventent des jeux selon l'environnement où ils grandissent.
Dans la rue, ils vont à la chasse aux caribous, à l'ours polaire et aux lagopèdes.
Ils reconstituent le dépotoir, celui qui brûlent depuis deux semaines maintenant.
Ils naviguent sur l'océan en rêvant que la glace est enfin partie au large.

lundi 2 juin 2014

Nouvelles du livre jeunesse "Ma mère, c'est la plus forte"


La couverture du livre ainsi que quelques illustrations de l'intérieur...
 (extrait GRATUIT sur le lien à droite de ce blog)




La petite poupée "naissance" qui allaite son nouveau-né en supervisant le tirage. 


Bonjour,

Je me présente, Cynthia Durand, l’auteur du livre Ma mère, c’est la plus forte : une histoire sur la naissance. Voici quelques messages à vous qui ont soutenu le projet sur le site www.fundo.ca. Tout d’abord, j’aimerais vous dire immense MERCI!!!

Continuation de la « prévente » en juin
Quel plaisir de recevoir un tel accueil face à ce livre sur l’accouchement à domicile. Au-delà de toute espérance, nous avons atteint 116 % de notre objectif de financement. Bonne nouvelle, le site www.fundo.ca a changé ses politiques au cours du mois de mai et a décidé d’afficher les projets pour 60 jours (au lieu de 30, initialement proposés). Si vous connaissez des femmes enceintes, des enfants curieux ou toutes autres intervenants ou familles ne s’étant pas encore procuré le livre, passez le mot que la « prévente » se poursuit tout le mois de juin.

Lancement du livre
C’est au début juillet qu’aura lieu le lancement du livre qui se tiendra près de Rimouski (date et lieu à venir). Une belle occasion de mettre la main sur votre exemplaire livre avant tout le monde, rencontrer l’équipe du livre, faire signer votre exemplaire et participer à cette belle célébration. Goûter et activités pour les enfants au programme. Plusieurs familles de la région ont déjà offert des places d’hébergement ou de camping pour les personnes de l’extérieur qui aimeraient découvrir le Bas-du-Fleuve.

 Une collaboratrice spéciale
C’est un grand honneur d’annoncer qu’un avant-propos de la sage-femme Isabelle Brabant sera inséré livre!

Tirage de la poupée « naissance »
Tel que promis, nous avons procédé au tirage de la poupée « naissance » parmi toutes les 82 personnes s’étant procuré le livre au cours du mois de mai. FÉLICITATIONS à Marie-Ève de Saint-Eustache, la gagnante cette poupée accoucheuse tricotée à la main. Celle-ci vous sera envoyée en même temps que votre livre, en juillet.

Au plaisir,
En espérant vous voir en grand nombre au lancement!
Et merci énormément!

Cynthia Durand

Note 2 : Superbes dessins à colorier en lien avec le livre sur le blogue de notre illustratrice Andréann Larouche, http://demilunes.co/2014/05/07/outtake-dessins-a-colorier/




P. 16 du livre Ma mère, c'est la plus forte: une histoire sur la naissance, illustration de Andréann Larouche

jeudi 29 mai 2014

Pour l'amour de l'amauti

Les sculptures sont une partie importante de l'économie et de la tradition inuit.


Vous le savez, j'adore les amautiik (c'est le pluriel d'amauti).

J'en ai un 4 :
  • un blanc traditionnel avec les "bavettes" en avant et en arrière possédant la coupe du Nunavik),
  • un brun (acheté au Nunavut, parfaitement ajusté pour les 0-18 mois),
  • un vert (le premier que j'ai fait moi-même, hyper chaud pour les -50°) et
  • un blanc-bleu-rose (de mi-saison que j'ai fait pour ma dernière).

En discutant de porte-bébé avec une amie, j'ai décidé de ressortir mes anciens posts sur le sujet:

Un amou-quoi? Un amauti.
Publié le 26 novembre 2010, sur mon défunt blog www.cynthiadécouvreiqaluit.blogspot.com

Ma plus récente découverte, le porte-bébé traditionnel inuit: l'amauti. Je dois avouer qu'il fait peur: un énorme manteau-poncho avec un large capuchon et le dos élargi pour que le bébé se colle sur le dos de sa maman. Chaud, pour cela, je n'en doute pas une seconde, il y a même de la fourrure de coyote le long de la capuche pour brisé le vent lors des blizzards. Mais comment suis-je supposée mettre mon bébé là dedans, moi? Grâce à technologie d'internet, quelque clic: "amaaq", le terme inuit pour mettre le bébé dans l'Amauti. C'est simple, tu soulèves le bébé au dessus de ta tête, glisses ses pieds le long de ton dos, lève la capuche bien haut pour faire sûr que le bébé glisse bien creux, et voilà! euh...
Essai numéro un: eh bien, elles sont vraiment douées les Inuites, mettre un bébé là dedans. Et c'est sensé être confortable?
Essai numéro deux: Je réussis à mettre le petit, et je fais un aller-retour jusqu'au dépanneur, à moins de 50 mètres de chez moi. Bon, je comprends comment ça marche, surtout, le petit à aimer ça!
Depuis l'essai numéro deux: Génial. Vraiment, génial. Finit l'habillage interminable du bébé en hiver. Une tuque et zoup, dans le manteau avec maman. Si les Québécoises savaient, elles adoreraient l'hiver. C'est là qu'on voit comment un peuple du Nord s'est vraiment adapté à son climat. Confortable, pratique, élégant... génial!
Un amou-quoi? Un amauti.
Enfin, il y a pas de mauvaise température, juste des gens mal habillés.

 

Qu’est-ce qu’un amauti?
Publié le 13 novembre 2012, sur mon défunt blog www.cynthiadécouvreiqaluit.blogspot.comD'après de nombreuses lectures sur le sujet, dont le livre "Amauti, I like my Hood to be full" 
1.    L’amauti est le vêtement qu’utilisait les femmes de l’Arctique, alors que les principaux tissus disponible était les peaux d'animaux. La fourrure de caribou ou de phoque était tournée vers la peau de la femme et du bébé pour les tenir bien au chaud. La fonction première est donc de combler le besoin de se vêtir, car avec ou sans bébé, les femmes le portaient. 
2.   Sa seconde fonction est de protéger le bébé. Traditionnellement, la mère inuite était en constant contact avec son bébé. Elle le portait jusqu’à ce qu’il marche et dormait à ses côtés (dans l’igloo, toute la famille dormait sur la même plateforme, mais le bébé avait une place privilégié collé contre sa maman). L’amauti sert donc à protéger du froid et aussi des éléments.
3. La proximité maman-bébé de l'amauti favorisait l’allaitement (et distançait les naissances) et l’attachement des familles traditionnelles « cousus serrées. »
4.   Une autre fonction encore aujourd’hui très importante de l’amauti, c’est de libérer les mains de la femme. Ce porte-bébé sert au transport du bébé et à donner la liberté à la femme de continuer ses activités quotidiennes. L’amauti d’hiver comme celui d’été (ou d’intérieur) sont très présent dans le quotidien des femmes et je n’ai encore rencontré aucune mère inuite n’utilisant pas d’amauti.

5.   Enfin, comme certaine société ont leurs traditionnelles ceintures fléchées, l’amauti fait partie de l’identité, de la culture inuite. Pour eux, c’est un symbole important et respecté.

Note:
Pour celle qui aimerait s’en procurer un, je suggère de faire affaire directement avec des Inuites, soit en affichant votre demande sur le site le réseau Iqaluit sell/swap de Facebook ou avec Suzie de Yellowknife sur www.amautibaby.com
MERCI DE RESPECTER LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE DES INUITS
(c'est pour ce soucis de respect de la tradition que la vente de patron d'amauti est interdite.)
Pour mieux comprendre ce thème, on lit la section "informations" sur le site web Amauti Baby :
"The amauti pattern belongs to all Inuit women. Due to the sensitive nature of the amauti pattern, I do not give patterns away. It's important to me to keep the amauti pattern protected within the Inuit culture.

Inuit are concerned that their artistic creations and cultural heritage is being misappropriated by non-Inuit. These activities are undermining such small-scale, community-based enterprises like my own. If southern manufacturers start producing Inuit-inspired amautik, they will put me and other Inuit women out of business and Inuit will lose control over one more element of our culture. The kayak, the anorak, and the parka have already gone down this road. ..."

"Ma mère, c'est la plus forte", un livre pour déconstruire nos peurs face à l'accouchement

"Ma mère, c'est la plus forte", un livre pour déconstruire nos peurs face à l'accouchement
"C'est l'histoire de la naissance de ma petite soeur" Mat - fils de l'auteure

Nombre de visiteurs