mercredi 19 novembre 2014

Amautik

(Photos de ma collection personnelle, comme toutes les autres de ce blog)...
MERCI de respecter les droits d'auteur :)

Photo de ma puce, bien emmaillotée, il y a 3 ans...
et maintenant, c'est son tour de porter son cher bébé!

Petite anecdote à propos de ce petit amauti blanc:

               Il y a quelques années, alors que j'habitais à Yellowknife, je ne connaissais pas tellement les amautiit. En effet, le porte-bébé "amauti" est une invention inuit et les autochtones de Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest) sont majoritairement des Dénés.
               À l'époque, une de mes soeurs s'était procurée un amauti sur Ebay, coud par une femme de Yellowknife (www.amautibaby.com). Lorsque j'ai vu passer celui-ci pour enfant sur un site de petites annonces de Yellowknife, je l'ai offert à mes neveux et nièces. Je n'avais qu'un bébé à l'époque...
               L'autre jour, on reçoit un petit colis du Québec avec ce petit amauti blanc qui nous revient!!! Il est de la taille exacte pour ma fille qui adore jouer avec les poupées et les porter!!!! Elle l'a porté toute la journée. Elle y glisse "Nathan" et se promène dans la maison "pour le consoler",  comme elle dit.


Amauti ou amautik?
Les langues inuites ont été fixées que récemment à l'écrit. Alors, selon la région, les dialectes diffèrent.
Un exemple... 
Dans la chanson "Tête épaule genoux orteils",
"orteils" (putuguq) s'entend "pou-tou-gou" chez les enfants d'ici (région de Baffin).... ou peut-être est-ce mon oreille qui a besoin de s'habituer à cette langue étrangère...

lundi 17 novembre 2014

Vive la feutrine!

Environ -10, -15, ces jours-ci de novembre...
Quand c'est nuageux et que la neige tombe doucement, ça va.
Quand le vent se lève, la température ressentie descend autour de -30.
Ça n'empêche pas les enfants d'adorer l'hiver. 
Ils glissent, creusent, s'inventent des histoires.
Ils ont hâte de faire de la motoneige! zooom!

Moi, j'ai envie de prendre ça mollo.
Je mets mon DVD de yoga et ceux qui veulent m'accompagner font de la gymnastique à mes côtés.
Et il y a ce livre sur des projets en feutrine qu'on m'a prêté cet été.
Aiguilles, fils à broder et feutrine.
Une superbe activité pour les petites mains!

Alors, j'ai commencé un kit pour jouer à la sage-femme.
J'aimerais bien vos idées d'objets pour garnir la trousse de la sage-femme...

Petite puce et ma petite voisine voulaient se faire des chats...
On a la tête pleine de projets pour le sapin de Noël.
Vive la feutrine!

dimanche 16 novembre 2014

Poupée "naissance" tricotée avec amour



Poupée "naissance" tricotée avec beaucoup d'amour.
Le bébé peut entrer dans le ventre de la maman, naître, puis être allaité.
Iqaluit. Novembre 2014. Cynthia
Adoptée par des accompagnantes à la naissance de Québec. Merci!

mardi 11 novembre 2014

Une journée de plein air au Sud-Est d'Iqaluit

Iqaluit, capitale du Nunavut, novembre 2014

Trois facteurs influencent nos sorties en mer :
  • La marée
  • La météo marine (surtout le facteur éolien)
  • La disponibilité de nos hommes
Lorsque ces trois facteurs sont favorables, on prépare un petit sac à dos d’expédition, on sort de la viande congelée et des patates, on enfile nos ensembles d’hiver.
 
Après une vingtaine de kilomètres en mer et seulement un phoque à déclarer, nous jetons l'encre dans une petite baie.
 
Les femmes du Nunavut sont merveilleuses avec les enfants. Elles rajustent leurs mitaines, elles les prennent sur leurs genoux, elles leurs offrent à manger…
 
Cependant, aujourd’hui, ce ne sont pas les femmes qui prennent soin des enfants… armées de leurs pelles à jardin et de leurs bottes d’eau, nous allons ramasser des amomayut pendant que la mer est à son plus bas niveau. Les amomayut sont des mollusques à coquille blanche (on dit aussi clams; palourdes, je crois...). Leur apparence et goût se rapproche des moules. Sur le sable mouillé, on les repère grâce à de petits trous qui leurs servent à respirer. Alors, hop! Il faut creuser très vite, avant que le petit animal marin s’enfonce plus rapidement dans le sable ou nous échappe en glissant dans une autre direction.

Par cette froide journée de novembre, nous suons sous nos parkas à creuser avec telle énergie. J’en ai déterré quatre!

J’ai aussi appris beaucoup à propos des algues marines : celles que l’on peut consommer, la partie la plus tendre, lesquelles choisir… comme tout ce qui vient de la mer, ce sont des supers-aliments à consommer crus ou bouillis.

Une superbe journée en plein air, sans incident majeur… à l’exception de mon fils qui a eu une urgence – pipi – en haute mer…
 

 

lundi 3 novembre 2014

Changement d'heure

À son retour à la maison, mon grand s'est écrié « Maman, aujourd’hui, je suis allé à l’école très longtemps parce qu’il faisait noir quand je suis sorti! »

Alors, le changement d'heure qui a eu lieu en fin de semaine vous a affecté?
Devinez à quelle heure j'ai pris ces photos en ce premier lundi de novembre?





Réponse: Photos prises à 15h 45, à Iqaluit, Nunavut.

dimanche 2 novembre 2014

L’accouchement d’Iriook, Arctique, 1940


Iriook et son nouveau-né,
page 90-91 de la version du livre Agaguk ci-mentionné.



Avez-vous lu Agaguk, ce classique de la littérature québécoise se déroulant dans le Grand Nord dans les années 1940? Voici un extrait de l’accouchement d’Iriook, femme d’Agaguk :

 « Ce fut d’abord un mal lourd venu des tréfonds de l’être, quasi imperceptible à l’origine. Iriook s’était raidie dans l’attente, mais la douleur était morte aussitôt, alors elle respira profondément. Ses doigts crispés sur la peau de caribou s’étaient à peine détendus que de nouveau le mal reprenait aux entrailles avec plus d’acuité. Alors elle gémissait faiblement, incapable d’étouffer en elle ces longues plaintes qui appelaient Agaguk.
Puis tout se taisait et le silence s’établissait dans l’igloo.
Du dehors ne venait que le sourd rugissement du vent, étouffé par les parois épaisses de l’habitation de glace.
            Et ainsi, pendant longtemps pour Iriook, s’établirent les alternances de paix et d’enfer. Agaguk assistait impuissant à cette lutte. »
(Yves Thériault, Agaguk, p.85)

Ensuite, ce chapitre « dégénère ». Yves Thériault suppose qu’Iriook accouche couchée, il suggère qu’Agaguk est si désemparé qu’il bat sa femme, il parle de « souffrances », de « douleurs continuent »...


Si Yves Thériault avait été une femme inuite…

En lisant les mémoires des grands-mères inuites nées dans la toundra et qui ont grandit avec un mode de vie encore nomade, les accouchements de cette époque semblent très différents de celui d’Iriook. 
Tiré de Birth on the Land – Memories of Inuit Elders and Traditional Midwifes ( O’Brien, 2012), voici l’avis de femmes inuites par rapport à l’accouchement (traduction libre):

L’attitude de la femme face aux contractions
« Elle a eu son bébé seule, quand tout le monde dormait. Elle a dit que c’était beaucoup plus calme, mieux et facile quand on accouche par soi-même… personne autour… dans une tente dans la nature. C’était l’été… personne n’a rien su à propos du bébé jusqu’à ce qu’ils se réveillent le matin. »

La position de la femme
« Puisque les bébés naissaient habituellement alors que la femme en travail se trouvaient dans une position accroupie et supportée, le diamètre du bassin était suffisamment large pour permettre au bébé de naître naturellement, avec l’aide de la gravité, plutôt qu’avec des mains ou des instruments de naissance guidant sa tête. Ainsi, les déchirements sévères durant l’accouchement étaient rares. »
  
La facette "normale" et saine des accouchements
« Un accouchement est quelque chose de naturel. Ce n’est pas quelque chose que tu as à bâtir, comme un gros immeuble coûtant six millions de dollars, parce qu’une grossesse n’est pas une maladie. C’est quelque chose de vraiment, vraiment sain. Et sa finalité, on doit la voir comme une finalité saine. »

Les déchirements dû à l’accouchement
« Certaines sages-femmes attribuent les périnées intacts à l’activité physique de la mère tout au long de sa grossesse et au fait qu’elle accouchait de plus petits bébés (saine alimentation et exercice). »

Le nécessaire à une naissance
« Tout ce que tu as besoin est un lit, peut-être même pas de lit. Peut-être un banc de naissance, peut-être une chaise... Si on donnait le choix à une femme, elle le ferait vraiment calmement, vraiment humblement. »

Le continuum de la vie
« La naissance et la mort étaient des événements entièrement intégrés à la vie en nature. Les aînés transmettaient leur expertise, rituel et croyance aux générations nouvelles par tradition orale. »




Note:

On peut se procurer le livre de Beverly O'Brien sur le site www.arcticcollege.ca


Références:

O’BRIEN, Berverly, Birth on the Land – Memories of Inuit Elders and Traditional Midwifes, Arctic College, Iqaluit, 2012 (traduction libre)

THÉRIAULT, Yves, Agaguk, éditeur Les Quinze, coll. Québec 10/10 Montréal, 1981, p.85)

vendredi 31 octobre 2014

J'aime l'Halloween


Des petites mains qui cuisinent des "doigts de sorcières"...
Une matinée de préparatifs...

Une grenouille et un pirate qui passent joyeusement de porte en porte,
La générosité des gens,
Les sourires des enfants.


mardi 28 octobre 2014

A chacun son projet


Autour de la table, ce matin, à chacun son projet... 
un bricolage de fusée par ma petite fée, 
une poupée en laine par maman 
et une épée de pirate pour chasser les fantômes,
car la nuit des citrouilles approche...


Libre de créer, de manipuler, d'apprendre...

Les manteaux d'hiver que j'ai tracé, découpé et coud pour mes enfants

samedi 25 octobre 2014

Lettre à mon bébé à naître


Illustration tiré du livre "Ma mère, c'est la plus forte"

Cher bébé,

Je pense beaucoup à toi,
et à te sentir gigoter, toi aussi, tu ne m'oublies pas!

Dans une dizaine de semaines je serai toute à toi : de corps, de coeur et d'esprit pour ta naissance. Prends ton temps, tes organes doivent encore se développer... et tu as déjà tellement à découvrir! Tu aimes le goût de mes smooties du matin? Quand ton frère chante "le pudding à l'Arsenic"? Quand ta soeur s'écrase la tête sur ma bedaine pour te sentir bouger? Tu le reconnais, papa, quand sa grosse main chaude se pose sur toi au coucher?

Je sais, mes journées sont bien occupées. Parfois, je semble t'oublier... mais nous restons connectés l'un à l'autre. Quand je danse avec ton frère et ta soeur, c'est avec toi aussi que je danse. Et quand je leur lit "l'autobus magique" pour une unième fois, c'est pour toi aussi que je m'arrête.

Ici, tout le monde a très hâte de te voir... ils promettent de bien prendre soin de toi et se pratiquent avec leurs poupées. Ta soeur met des couches à son "bébé", lui caresse les cheveux et le transporte dans son porte-bébé. Ton frère veut prendre soin de maman lors de l'accouchement: m'amener un toutou et me faire couler un bain. Ils en savent beaucoup sur la naissance et les bébés; ils seront de merveilleux grands frère et soeur.

Ici à Iqaluit, la saison des aurores boréales a commencé, il fait déjà froid et la neige recouvre la toundra. Mais toi, tu es bien au chaud et tu ne te soucis guerre de nos nuits qui tombent vers 17 heures ou des vents qui me réveillent en pleine nuit. Tu es là, adossé du côté gauche de mon ventre, les fesses en l'air, plein de vie et d'amour. Ma peau étire, mon bassin étire, je sens la fatigue... mais ce ne sont que minuscules inconforts pour pouvoir vivre cette grossesse avec toi.

Dans une dizaine de semaines, tu devras quitter ce petit nid douillet, mais tu ne seras pas seul. C'est toi qui choisira le moment, je te fais confiance. Moi, comme une petite chatte qui se trouve un coin tranquille et sait parfaitement comment donner la vie, j'écouterai mon instinct et je respirerai chaque vague doucement afin de laisser mon corps s'ouvrir. Je serai là pour toi.
Prends ton temps. Et quand tu seras prêt, fais signe, mon bébé. Je t'attends.

Ta maman,
Cynthia

Ce que j'aime de cette image de Ma mère, c'est la plus forte, c'est que,
même si la maman est enceinte jusqu'aux oreilles,
elle est encore rayonnante et sexy. Aujourd'hui, je me sens un peu comme cette maman...
Illustration d'Andréann Larouche www.demilunes.co 

jeudi 23 octobre 2014

Réduire l'adrénaline en accouchant

Illustration: Andréann Larouche, illustratrice de "Ma mère, c'est la plus forte - une histoire sur la naissance"


Pourquoi accoucher naturellement est-il si rare et difficile dans notre ère moderne?
Pourtant, les femmes donnent naissance depuis que le monde est monde... La littérature scientifique sur la physiologie de l'accouchement nous enseigne que l'adrénaline serait un des grands coupables.

Définissons d'abord ce qu'est un processus physiologique

La physiologie, c'est ce qui est biologique, prévu dans la nature, nécessaire à la survie humaine. Manger, dormir, réguler la pression de son sang, évacuer, accoucher, etc. C'est le contraire de ce qui est culturel ou contrôlé par l'homme.

Qu'est-ce que l'adrénaline?

C'est une réponse de notre corps à une situation de stress ou à un effort physique qui augmente notre vigilance, notre rythme cardiaque, notre pression artérielle... L'adrénaline nous protège, par exemple, si l'on a peur à cause de bruits douteux autour de la maison durant la nuit, l'adrénaline nous empêchera de dormir et nous mettra en état de vigilance, d'alerte.

Qu'est-ce qu'il y a de mal à être alerte?  
Dans la nature, on sait que, si un mammifère est en train d'accoucher et qu'il sent un danger, l'adrénaline provoquera soit une diminution/interruption de ses contractions jusqu'à ce qu'il se trouve une autre cachette sécuritaire, soit l'expulsion rapide du bébé si celui-ci est presque né, afin que la mère puisse se sauver et retourner chercher son petit plus tard.
Photo de la collection personnelle de Cynthia Durand/
www.lasaisondumammouth.blogspot.com .
Merci de respecter les droits d'auteur.

On appelle cela la "fight and flight response", ou la "réponse de lutte ou de fuite". Concrètement, on l'observe quand une femme en travail arrive à l'hôpital et que, sous l'effet de l'adrénaline du moment, ses contractions ralentissent ou arrêtent. Ou encore quand on dit à une femme "le bébé ne sort pas, il faut aller en césarienne" et qu'elle l'expulse aussitôt sous l'effet de l'adrénaline.

Comment réduire l'adrénaline lors d'un accouchement?
L'illustration ci-haut d'Andréann Larouche propose une façon intéressante de réduire l'adrénaline: en ayant une personne calme à ses côtés. En effet, on sait que l'adrénaline est "contagieuse". Préparer un environnement de naissance agréable aide à réduire l'adrénaline: musique douce, éclairage tamisé, endroit familier, conjoint en confiance... Mais au-delà de ce qui est extérieur à la femme, c'est dans son coeur qu'elle doit se préparer au calme et à la force. Je vous laisse sur cette belle réflexion de la sage-femme Ina May Gaskin  :


" L'attitude de la mère, du partenaire et des personnes présentes (la composante psychologique de l'accouchement) serait aussi et même plus importante que toutes les composantes physiques de l'accouchement (l'action des muscles, le bassin, le contenu de l'utérus).

Les facteurs physiques sont ce qui nous a été donné. Les facteurs psychologiques sont les composantes sur lesquelles on peut agir. Vous pouvez modifier vos pensées afin de rendre votre travail plus facile."

- Ina May Gaskin, Spiritual Midwiferie (traduction libre)


Références:
BUCKLEY, Sarah. Gentle Birth, Gentle Mothering
GASKIN, Ina May. Spiritual Midwifery,
ODENT, Michel. Naitre et renaitre dans l'eau

jeudi 16 octobre 2014

Un samedi d'octobre à Iqaluit: 10 choses à faire






17h30, la nuit tombe à Iqaluit, la neige aussi.
Je sais, je sais... la plupart d'entre vous ne viendrez jamais à Iqaluit...
Surtout avec les billets d'avion aller-retouf Montréal-Iqaluit qui se vendent actuellement plus de 2000$. Je sais, à ce prix là, vous pouvez vous offrir 2 semaines toutes incluses à Cuba. Sauf que...
Vous risqueriez de vous faire lancer des cailloux par les petits Cubains qui vous trouvent de leur goût; ou encore de vous retrouvez au centre-ville de Varadero parce que le petit hôtel réservé sur le bord de la mer a fait l'objet de la sur-vente par votre compagnie de voyage (tiens, ça me rappelle quelque chose...)
Alors, venez à Iqaluit!

10 choses à faire un samedi d'octobre:

1. Aller pelleter la neige fraiche.

2. Aller marcher sur la plage à marée haute (vers 9 heures le matin, ces jours-ci), pour voir l'action des "loaders" qui déchargent les bargent remplis de matériaux de constructions, denrées sèches et véhicules; puis les bateaux-remorques qui ramènent les bargent à l'énorme bateau-cargo à grues qui a jeté l'encre au loin dans la baie.

3. Aller marcher sur la plage à marée basse, avec ses bottes d'eau, et aller découvrir les surprises que la mer nous a laisser dans ses flaques : algues, crevettes, os...

4. Marcher jusqu'au Baffin électronique pour aller y acheter de la laine qui coûte le même prix qu'à Montréal (fait étonnant car tout est généralement deux fois le prix). Pour s'y rendre, prendre Federal Road, puis lorsque vous êtes sûr d'avoir passer tout droit, marcher encore (vous serez en plein coeur du parc industriel d'Iqaluit), marcher encore, et quand vous vous dites :《Impossible qu'il ait un magasin ici...》vous y êtes probablement. Il s'agit d'une grosse bâtisse rouge, semblable à un garage, mais épatant de l 'intérieur.

5. Faire une randonnée dans le Parc nationnal Sylvia Grinell et prendre le temps d'observer les fragiles plantes qui poussent dans la toundra.

6. Au centre-ville d'Iqaluit, envoyer les enfants tourner autour des sculptures d'ours polaire, de béluga, de corbeau et d'autres animaux de l'Arctique.

7. Prendre une pause au café Caribrew, et au bonheur de mon fils, aller à la toilette de gars car il y a des "entonnoirs" (euh, urinoir). Et pour entendre ma fille répliquer au monsieur qui l'appelle "la belle petite fille": 《Je suis grande, je mange mes croûtes!》

8. Visiter la bibliothèque avec son importante collection de livres sur le Grand Nord ainsi que le bureau d'informations touristiques avec sa section d'animaux arctiques empaillés.

9. Marcher sur le sentier du bord de la mer jusqu'à l'ancien poste de traite de La Baie d'Hudson.

10. Se dénicher une sculpture en pierre à savon réalisée par un artisan local... achetée dans une boutique souvenir, chez lui (on en voit souvent dehors qui travaillent) ou au restaurants (le soir, ils font le tour des tables pour vendre leurs salades).

dimanche 5 octobre 2014

Premier bonhomme de neige de la saison

2 canneberges pour les yeux
1 carotte pour le nez
1 banane pour la bouche
Vive octobre! Vive l'hiver!

Notre premier bonhomme de l'hiver suite à une mini-tempête qui a provoquée la fermeture des écoles ce vendredi.

samedi 4 octobre 2014

Allaiter sans mesurer ni compter

Lors de l'allaitement de mon premier enfant... comme nous sommes chanceux d'avoir une société aussi ouverte sur l'allaitement :)
Journée du Défi-allaitement,
Breastfeeding Challenge : 4 octobre 2014

En cette journée, où à Iqaluit comme ailleurs au Canada, des femmes mettront leurs enfants au sein en même temps (à 11h) pour célébrer l'allaitement et sensibiliser à la normalité de cet acte, j'avais envie d'écrire un peu sur le sujet...

Ma plus récente découverte: Le livre Dr. Jack Newman's Guide to Breastfeeding

Après avoir étudié la médecine à une époque où le protocole hospitalier de routine demandait d'injecter une substance pour "assécher le lait" à toutes les nouvelles mères; un stage en Afrique où les bébés mourraient d'infections dues à de l'eau contaminée ajoutée à la formule lactée pour nourrissons; suite à la naissance de son premier enfant - allaité - , le Dr Newman a souhaité en savoir plus sur l'allaitement.
Il a créé une première clinique d'allaitement à l'hôpital de Toronto où il travaillait et est devenu, vingt ans plus tard, LA référence canadienne en allaitement.



Le Dr Newman se distingue de plusieurs spécialistes par son approche loin de chiffres et des mesures


"Je ne trouve pas qu'il soit aidant de peser régulièrement un bébé ou de le réveiller au trois heures, par exemple, parce que je crois qu'un bébé qui tète bien n'a pas besoin d'être réveillé. Et si un bébé ne tète pas bien, boire plus souvent ne l'aidera pas - ne rien boire huit fois par jour n'est pas mieux que six fois par jour. L'important, à mon avis, est de s'assurer qu'un bébé boive bien."
- Jack Newman
(Dr. Jack Newman's Guide to Breastfeeding, 2003: 1, traduction libre)


Pourquoi, alors que tous les mammifères semblent allaiter sans problème, éprouvons-nous tant de difficultés?

  • Certains croient que la médicalisation de l'accouchement perturbe le processus naturel de l'allaitement.
  • D'autres suggèrent que nous ne sommes simplement pas dans une "culture d'allaitement" où les gens sont exposés à des bébés allaités tout au long de leurs vies et que le savoir se transmet de mères en filles.
  • On sait aussi qu'un environnement qui encourage l'allaitement et croit en celui-ci est très important.
  • Enfin, il y a le fait, que malgré l'enseignement sur le sujet, lorsque notre savoir est basé sur de fausses prémisses (des mythes), nous sommes confus face à ce qu'est vraiment l'allaitement. Sur ce dernier point, j'invite les futures mamans et celles qui se questionnent à lire cette fiche du Dr Newman, sur le sujet:
http://www.mamancherie.ca/fr/infos/40-dr-jack-newman/82-breastfeeding-myths

samedi 27 septembre 2014

Dodo, les enfants


Les enfants, sages comme des images, dorment.
Plus tôt, la maison était pleine de bruits.
Pleine de vie.
Que c'est doux, le silence.

vendredi 26 septembre 2014

Jardiner avec sa tuque


Depuis le début du mois, on a régulièrement une belle surprise à notre réveil.

Septembre à Iqaluit: la neige et les mitaines.
La noirceur: le soleil qui se couche à 18h 30. 
(J'adore, j'en profite pour mettre les enfants au lit un peu plus tôt ;-)

Alors, imaginez la joie des enfants de jardiner avec leur tuque!

Dans la serre communautaire d'Iqaluit, les membres se donnent rendez-vous chaque semaine pour semer, désherber, arroser et récolter. Une amie nous a invités. Les enfants avaient de la terre pleins les ongles et le visage. Carottes, laitue, radis, bette à carde et chou frisé, ce sont les cinq légumes de fin de saison partagés.

Suite à cette expérience de jardinage arctique, pour la première fois de sa vie, mon grand m'a redemandé de la salade au souper!!!  

On est vendredi, congé du "Book Buddy" pour la fin de semaine.

vendredi 19 septembre 2014

L’accouchement à domicile

Pour moi une source d’inspiration, ma chère Amie a été la première personne que je connaisse à avoir un accouchement à domicile calme et serein. Merci Amie pour le partage de cette précieuse photo d’une naissance très intime.
Merci de respecter les droits d'auteurs (photos + texte)


L’accouchement à domicile demeure une option méconnue qui suscite plusieurs peurs et préjugés. Sur différents forums de la Toile, la question revient régulièrement

« Les filles, pourquoi choisissez-vous l’accouchement à domicile? »

Spontanément, j’ai envie de leur répondre :

« Parce qu’une grossesse et un accouchement ne sont pas une maladie. »
« Parce qu’un accouchement à domicile est une des plus grandes et belles choses au monde! » 
« Parce que les bébés devraient naître exactement là où ils ont été conçus. »

Puisque ces cris du cœur ne parviendront peut-être pas à toutes vous convaincre, j’ai cru intéressant de faire un bilan des éléments nécessaires à un accouchement naturel et des récentes données sur l’accouchement à domicile afin que vous constatiez vous-même pourquoi cette pratique est un choix judicieux pour la femme en santé.


Les conditions optimales pour un accouchement naturel

  1. Un environnement où vous êtes à l’aise d’aller aux toilettes ou d’avoir une relation sexuelle.
« Les sphincters sont des zones timides » — Ina May GASKIN, sage-femme
Le vagin et la vulve ne s’ouvriront qu’avec un consentement profond d’une femme qui se sent à l’aise dans l’endroit où elle se trouve et avec les personnes l’entourent. Sa propre chambre à coucher et la salle de bain peuvent donc faciliter l’ouverture et le laisser-aller pour la naissance de son bébé.

  1. Un sentiment de sécurité.
Chez vous, vous sentez-vous en sécurité? Si vous entendez des bruits inquiétants autour de la maison durant la nuit, votre corps générera des hormones de stress de la famille de l’adrénaline, hormones qui nuisent au sommeil comme à l’accouchement. Le sentiment de sécurité (conscient ou inconscient) est essentiel au processus naturel de l’accouchement
La notion de sécurité varie d’une société à l’autre, d’une époque à l’autre, d’un individu à l’autre. Bien que l’hôpital semble souvent procurer une certaine sécurité, rappelez-vous qu'un « hôpital est un environnement aliéné pour la plupart des femmes, dans lequel les routines institutionnalisées et le manque d’intimité peuvent contribuer à un sentiment de perte de contrôle. »  — The Royal College of Mifwives U.K.

  1. Être informée sur l’accouchement.
Garder en tête qu’accoucher est un travail exigeant. Que lorsqu’on se laisse aller au processus, chaque contraction est suivie d’un relâchement (les cycles ocytocine -endorphine de l’accouchement). L’accouchement est victime de beaucoup de mythes et de préjugés transmis par les médias (ex. : scène d’urgence), des études désuètes, un souvenir collectif d’une autre époque… Lisez Une naissance heureuse d’Isabelle Brabant, visionnez L’arbre et le nid de Valérie Pouliane, familiarisez-vous avec des témoignages positifs comme ceux du livre Au cœur de la naissance
« Si l’on donnait aux patientes tous les détails concernant les taux de mortalités et de morbidités reliés à la césarienne, la plupart des femmes se lèveraient, sortiraient et auraient leur bébé sous un arbre. » — Dr Dermot W. MACDONALD
En vous informant sur les données récentes à propos de l’accouchement, vous constaterez que le risque zéro n’existe pas et l’accouchement à domicile est un choix raisonnable et sécuritaire.

  1. Un état mental en harmonie avec le processus.
Avoir une perception positive de l’accouchement, de ses sensations et de son intensité fait toute la différence. Comme pour s’endormir le soir, si vos pensées vagabondent, vous ne parvenez pas à vous abandonner au processus du sommeil. Le cerveau est sensible à la suggestion (placebo, visualisation, hypnose, phobie, stress…)
« Que vous croyiez être capable de faire une chose ou non, vous avez raison » — Henry FORD
Accepter la force des contractions au lieu de lutter contre envoi un puissant message au corps afin que le travail de l’accouchement progresse… À leur domicile, les femmes savent qu’elles doivent faire confiance à votre corps qui a merveilleusement bien fait le travail depuis neuf mois.


Des données sur l’accouchement à domicile… et la « notion du risque obstétrical »

Contrairement à certaines sociétés anciennes, notre société véhicule une culture de la peur autour de l’accouchement. Pourtant, des années de recherches ont démontré les effets pervers des technologies, engendrant souvent une escalade d’intervention plutôt que de favoriser le processus normal et sécuritaire qu’est l’accouchement. On sait aussi l’importance des conditions de vie sur la sécurité de l’accouchement.


L’importance des conditions de vie
À l’échelle de la planète, « la majorité des décès périnatals, 99% des bébés et 98% des mères, ont lieu dans des pays en voie de développement, où les femmes n’ont pas accès à des services de santé de base. »


Canada
Afghnistan
Classement mondial selon ses conditions de vie
9e
160e
Décès lié à la grossesse de la femme
1 sur 11 000
1 sur 23
Mort infantile (0-5 ans)
1 sur 167
1 sur 4 (pratiquement chaque femme perd un enfant)
Malnutrition
-
1 sur 3
Accès à l’eau potable
Virtuellement 100%
27% (L’allaitement devient alors essentiel)
Présence d’un professionnel formé à l’accouchement
Virtuellement 100%
14%
Nombres d’années de scolarisation formelle
16 ans
4 ans
Tirée du rapport Woman on the Front Line of Health Care- State of the World's Mothers 2010 produit par l'organisme indépendant Safe the Children.



Étude récente sur les interventions périnatales
(pour le même type de clientèle à bas risque)

Suivi sage-femme en maison de naissance
Suivi médical et accouchement en milieu hospitalier
Hospitalisation en cours de grossesse
3,3%
10,3%

Bébé prématuré
2,9%
5,7%
Utilisation de forceps,
1,4%
4,1%
Utilisation de ventouse
1,7%
10,2%
Épisiotomie
5,8%
32%
Césarienne
10,8%
19,8%
Tiré de l’Évaluation des projets pilotes de la pratique des sages-femmes au Québec 1997


« Nous vivons dans la culture du risque, la culture de la peur et rappelons-nous que la notion du risque obstétrical a été inventée aux États-Unis. Nous sommes un peu dans cette approche, en obstétrique et je vous mets en garde, intervenant, médecins de famille, obstétriciens, accoucheurs et sages-femmes, de faire très attention à cette musique du risque et de la peur; car elle n’est pas sans « dommages collatéraux » : nous assistons à une perte de confiance de toute une génération de femmes en leur capacité d’accoucher simplement. » - Dr Vinia JIMINEZ


Par Cynthia Durand, www.lasaisondumammouth.blogspot.com, septembre 2014



Références :

BRABANT Isabelle, Une naissance heureuse: bien vivre sa grossesse et son accouchement, Édition Fides, Montréal, 2013 

BLAIS Régis et Pierre JOUBERT, Évaluation des projets pilotes de la pratique des sages-femmes au Québec, Université Laval, 1997.

BUCKLEY Sarah, Gentle Birth, Gentle Mothering, Editions Celestial Art, Australie, 2009. 

GASKIN Ina May, Spiritual Midwifery, 

PASCALI-BONARO Debra, Orgasmic Birth: The Best-Kept Secret, Sunken Treasure LLC, Californie, 2008. 

Regroupement Naissance-Renaissance, Maternité et intelligences citoyennes, Montréal, 2012. 

Safe The Children, Woman on the Front Line of Health Care- State of the World's Mothers 2010, www.savethechildren.org, PDF SOWM-2010-Women-on-the-Front-Lines-of-Health-Care, 2010.

The Royal College of Midwives, Evidence Based Guidelines for Midwifery-Led Care in Labour, Royaume-Unis, section "Birth Environnement", 2012; d'après une étude de Lock and Gibb 2003.


mardi 16 septembre 2014

L'école primaire Nakasuk

photo prise du blog: http://aventurenunavut.blogspot.ca/2009_03_01_archive.html


Notre école de quartier s'appelle Nakasuk.

Nommée en l'honneur d'un certain Nakasuk, un des premier résident permanent de Frobisher Bay (ancien nom pour Iqaluit) qui avait aidé les Américains à trouver l'endroit idéal pour y aménager leur base. 

L'école Nakasuk est une des quatre écoles primaires d'Iqaluit. Les élèves suivent un cheminement en anglais ou en inuktitut (le dialecte des Inuits d'ici). En plus de ses nombreux enseignants, deux aînés travaillent à temps plein à l'école pour transmettre le savoir traditionnel de la culture inuite (Inuit Qaujimajatuqangi) aux enfants de tous les horizons car la clientèle est très multi-ethnique.

Le revêtement blanc de cette structure, du fibre de verre, est fait pour résister aux intempéries et pour économiser sur le chauffage, cette bâtisse possède peu de fenêtre. 

Mon amie allemande nous a envoyer des "cônes de la rentrée" remplis de petites gâteries pour célébrer le début des classes. :) Merci!          (photo à venir)

(source: Carrefour Nunavut, audio-guide 2014) 

jeudi 11 septembre 2014

Laine et feutrine

Chut...
C'est une couronne d'anniversaire en feutrine que j'ai fabriqué pour ma fille...
Le matin de sa fête, en se réveillant, elle la retrouvera sur son oreiller...
Ces jours-ci, elle parle souvent de petits renards, c'est pour cela que je lui en ai appliqué un.




C'est la dernière poupée "naissance" que j'ai tricoté en août dernier.
Chut...
Je vais bientôt me remettre au travail car mes enfants en veulent vraiment une.

mardi 9 septembre 2014

J'aimerais que les femmes du monde entier sachent qu'il y a des milliers de façons d'accoucher.

Croquis d'Andréann Larouche (www.demilunes.co)

J'aimerais que les femmes du monde entier sachent qu'il y a des milliers de façons d'accoucher.

Qu'elles peuvent crier, chanter ou respirer en silence...
qu'elles peuvent bouger ou se reposer...
demeurer au sec ou s'immerger...
qu'elles peuvent être seule ou accompagnée...

Que le corps est merveilleusement bien fait,
capable de concevoir un enfant, de le nourrir,
de le faire grandir et de le mettre au monde.

Croquis d'Andréann Larouche (www.demilunes.co)

Vous aimez les illustrations d'Andréann?

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"Ma mère, c'est la plus forte", un livre pour déconstruire nos peurs face à l'accouchement

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"C'est l'histoire de la naissance de ma petite soeur" Mat - fils de l'auteure

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