jeudi 28 août 2014

2 degré à Iqaluit: quelle belle journée

Au petit matin, une fine couche de glace recouvre le pare-brise de notre gros Toyota gris stationné à l'ombre. Le mercure indique 2 degré, les drapeaux tombent vers le sol, le soleil brille. Ça sera une très belle journée!

Plusieurs de nos amis du "Sud" (Boucherville, Rimouski...) ont commencé l'école cette semaine. À la mode du Nord, "ne jamais stresser", la secrétaire de l'école m'a appris hier que les enfants étaient convoqués à une rencontre la semaine prochaine et qu'on saurait éventuellement s'il fréquenterait la maternelle le matin ou l'après-midi. 
- Merci beaucoup!
- Ilali ! ("bienvenue" en Inuktitut) 

Par curiosité, je suis allée revisiter mon défunt blog "Cynthia découvre Iqaluit- voyage sur l'Île de Baffin". Je vous partage aujourd'hui un article rédigé il y a un an, en août 2013. 

Bonne journée!!! 
Cynthia :)



lundi 5 août 2013

Le temps est doux en ce début août: un coton ouaté suffit pour être confortable. Voici une photo avec une image de la Baie et un filet de pêche qui sèche au soleil.

Ma petite maison au Pôle Nord

De nombreuses maisons d’Iqaluit sont préfabriquées, d’autres sont bâties sur une structure en pilotis d’acier. Les toitures sont souvent en tôle, matériel léger à transporter et résistant.
Pour tout projet de construction, il faut prendre en considération le transport des matériaux. Aucune voie terrestre ne relie la capitale du Nunavut au reste du monde. La voie aérienne est dispendieuse. La voie maritime est plus abordable, mais accessible seulement de juillet à novembre, selon la rigueur du climat de l’année en cours. Tout doit être réfléchi, calculé, commandé… à partir de Valleyfield, le plus souvent.

La maison dans laquelle nous logeons est un « trailer ». Elle est montée sur trois essieux et soutenue par des « blocs », mais il s’agit d’une réelle maison, sans déménagement éventuel à son horaire. Comme toutes les maisons mobiles que j’ai visitées, la porte principale donne dans le salon-cuisine et un long corridor mène aux chambres et à la salle de bain. Le couloir fait le plaisir des enfants qui y patinent avec leurs pantoufles en phentex et y font des courses de vélo.  
Un camion-citerne alimente notre réservoir d’eau domestique quotidiennement. Un autre vient remplir notre « tank » à l’huile, pour le chauffage (qui fonctionne été comme hiver). Et l’électricité nous vient d’une centrale au diésel locale.

Notre maison est située sur une petite rue non-pavée où les enfants du voisinage roulent en vélo en plein milieu, sans soucis. Comme ailleurs en ville, aucune clôture ou signe physique ne délimite notre terrain. Mon conjoint a fait livrer une petite montagne de sable à côté de notre maison pour que les enfants s’y amusent. Le mot s'est passé vite et les enfants du quartier viennent  creuser gaiement dans notre carré de sable.

De la fenêtre de la cuisine, on aperçoit le parlement territorial, la Gendarmerie Royale et des immeubles verts forêts, jaunes foins, bleus marine et bourgognes. On voit aussi un gros Inukshuk en pierre et différents drapeaux qui nous indiquent la direction du vent et sa force. Des fleurs en petites boules de « coton » et des épilobes fushia poussent à travers la verdure du mois d’août.

On voit passer des taxis et des camions. Beaucoup de tracteurs et de remorque. Des « quatres-roues » et des piétons. Des chiens huski sans laisse... Il y a continuellement de l’action. Par exemple, à 11 heures ce soir, lorsque le soleil laisse ses dernières traces orangées au haut des montagnes, les voisins veillent autour d’un feu. La nuit sera brève.

Comme le dit mon fils, « Bonn’ huile » (bonne nuit)

http://cynthiadecouvreiqaluit.blogspot.ca/2013/08/ma-petite-maison-au-pole-nord.html, 
Le blog d'une maman en voyage dans le Grand Nord canadien. 
Exploration de la toundra et découverte de la nature arctique. 
© Cynthia Durand, Merci de respecter les droits d'auteur

mardi 26 août 2014

Juste quelques photos d'Iqaluit pour partager avec vous ce magnifique endroit...

Juste quelques photos d'Iqaluit pour partager avec vous ce magnifique endroit...
La flore d'août et la mer.
La saison du "sealift", un petit "Noël vert" parce qu'on reçoit nos livraisons par bateau-cargo d'épicerie annuelle afin de faire des provisions et de palier au coût de la vie du Nord. 

Cynthia :)







mercredi 20 août 2014

Un amauti d'intérieur

Mon nouvel amauti d'été





J'ai fait cet amauti d'intérieur (généralement nommé "summer amauti" sur l'île de Baffin) il y a quelques temps pour une amie, mais ce n'était pas la bonne grandeur pour celle-ci.

En fait, c'est la grandeur idéale pour ma fille qui a près de trois ans...
Je ne la porte plus souvent, mais ça dépanne lorsqu'elle se sent un peu malade et colleuse.

Dans ce porte-bébé, elle est assise en petite grenouille, directement collée sur mon dos.
Le porte-bébé se croise en "x" sur ma poitrine pour bien répartir le poids.

J'aimerais maintenant me trouver un patron pour m'en faire un de la taille 0-6 mois pour mon prochain bébé... Le défi, ce n'est pas la couture; c'est de trouver les patrons qui sont secrètement conservés par les porteuses de la tradition inuit...


mardi 19 août 2014

Une zone zen


« Voyez-vous pourquoi je vais aider des femmes à accoucher chez elles! Eh bien! À cause de leur folie, de leur sagesse, de leur impératif besoin de pouvoir demeurer elle-même, de se fier à leur senti, à leur côté sauvage » 

-        La sage-femme Danielle Mercier, De l’aube au crépuscule


Au pied de mon lit, je me suis aménagé dans aune petite « zone zen » pour me détendre, m’étirer, bouger au rythme de ma respiration. Mon premier professeur de yoga prénatal, Maureen, disait que si nous n’avions le temps que pour un seul exercice par jour, la position du chat (à quatre pattes avec mouvement du haut de la colonne vertébrale jusqu’au sacrum) est un des plus bénéfique car en plus de soulager nos organes du poids de notre bedaine, il crée de la place pour le fœtus et l’aide à bien de se positionner.  


Dans mon petit coin détente et yoga, j’ai déposé une chandelle en cire d’abeille et une oeuvre en pierre à savon d’un artiste inuit, c’est mon amoureux qui l’a ramené d’Igloolik. À mon avis, la sculpture représente la maman ourse avec son chéri. J’aimerais bien donner naissance comme j’ai conçu mon bébé, après tout, « ce sont les mêmes hormones, les mêmes parties du corps, les mêmes sons, et un besoin semblable de sécurité et d’intimité qui sont en jeu non seulement lorsqu’on fait l’amour, mais aussi lorsqu’on donne naissance. » (Julie Bonapace, Accoucher sans stress, p.63)

Retour à Iqaluit, mi-août 2014



Retour à Pôle Nord (par un temps littéralement glacé), mi-août 2014

Matinée grisâtre et venteuse; on enfile manteaux, tuques, gants et bottes.

Petite halte à l’épicerie : petit pot de fromage à la crème 7,50$; 2 litres de lait 6,50$; brocoli 2$, casseau de fraises douteuses 5$, boîte de Shreddies 6$.

Les longues heures d’ensoleillement estivales ont permis à cette île de roches et de pergélisol de verdir. Quelques fleurs mauves ont même trouvé racines.

Dans cette capitale sans centre d’achat, piscine municipale, ni centre d’amusement intérieur; les journées pluvieuses sont consacrées à la couture, à la cuisine et à inventer mille et un jeux avec les enfants.

Iqaluit est demeurée comme je l’ai quittée : ses maisons colorées, son air salin, son peuple souriant... 


Même le dépotoir qui brûle depuis environ trois mois a gardé son allure de volcan. Seul changement : la ville va déployer la somme de 3,3 millions de dollars pour tenter d’éteindre le brasier de quatre étages de haut et d’une grandeur d’un terrain de football dont la chaleur interne s’élève à 1 400 degrés Celcius. 



vendredi 15 août 2014

L'accouchement expliqué aux enfants: une image vaut mille mots

 

Trois éléments me semblent essentiels pour aborder la naissance avec les enfants:

  • Des mots rassurants

  • Des images douces 

  • Des exemples concrets 

Parmi les pages préférées des tout-petits, il y a celles qui représentent des mammifères:


Et celle de la glissade d'eau.
Illustration utilisée également par de nombreuses femmes en travail pour visualiser la descente du bébé durant l'intensité de ses cycles contraction-relâchement.


L'eau, est un thème récurant pour expliquer la naissance aux enfants.
Le chercheur et Dr Michel Odent expoite ce même thème (l'eau) pour expliquer la naissance aux adultes dans son livre Naître et renaître dans l'eau.


Enfin, je vous invite à cliquer sur l'onglet "coloriages et fiches pédagogiques" pour poursuivre votre exploration de la naissance avec les enfants.


Une trousse pédagogique pour la petite enfance et le préscolaire "Ma mère, c'est la plus forte: une histoire sur la naissance", complémentaire au livre du même titre, sera disponible en janvier!
En attendant, j'invite les pédagogues de tous les milieux à consulter cet excellent ouvrage de Caroline Bernier-Riopel et Bernard Ouellet: Faire l'éducation à la sexualité à l'école primaire.




Cynthia :)

Merci d'acheter des livres d'ici.

Au Québec, un auteur reçoit généralement 10% du prix de vente.

(source: UNEQ)

lundi 11 août 2014

Été 2014: Soleil et accouchement



« Selon Marguerite Yourcenar,
tous les enfants devraient assister à un accouchement. Alors qu’âgés de huit à douze ans, cela pourrait éduquer mieux que bien des écoles, au respect de la femme et de la sexualité, à la conscience de leur propre origine. »
Danielle Mercier, De l’aube au crépuscule, p.63



Fleurs en séchage pour nos tisanes hivernales.

Soleil d’été, baignade, pique-nique,
Grands-parents, cousinEs, amiEs,
Gazon, chenilles et papillons…

Nous profitons à fond de cette magnifique saison vécue au « Sud »… en magasinant nos bottes chaudes en prévision de notre retour prochain au Pôle Nord, là où, si on s’en tient aux statistiques de l’an dernier, il neige au moins une fois par mois, hiver comme été.
Heure du conte lors du YoniFest


Le YoniFest, un congrès sur l’accouchement qui s'est tenu la première fin de semaine d’août, fut un moment fort de mon été. En plus d’avoir le privilège de passer beaucoup de temps auprès de ma sœur jumelle, j’y ai rencontré des sages-femmes extraordinaires de partout dans le monde.






Des sages-femmes et des femmes sages.

Formées à l’université et à l’école de la vie.

Présente au moment où le temps s’arrête.


Un ventre se durcit, puis se relâche.

Un des grand cycle de la nature : l'hormone de l'amour suivi de celle du bien-être

L'inspire et l'expire; le jour et la nuit;
La contraction, le relâchement; le yin et le yang : l’équilibre


La Vie, naît

Le placenta, naît

Une femme, renaît

Une famille se découvre, s’agrandit, s’épanouit

Aime, s’aime, sème.
Récolte


Cynthia J



Spectacle formidable de l'humoriste Émilie Ouellet lors du YoniFest.
Note: 
Mon livre jeunesse sur la naissance est maintenant disponible dans plus de 20 endroits au Québec! Consultez l'onglet "points de vente" pour connaître les libraires et boutiques qui ont accepté de célébrer mon initiative indépendante à SHERBROOKE, en MONTÉRÉGIE, à LAVAL et sur la RIVE-NORD
Sachez également que je gère moi-même mon "entrepôt" amazon.ca et que chaque achat encourage le projet de deux mamans à la maison qui croient en l'importance de la naissance respectée.











mardi 22 juillet 2014

Cercle de femmes et « blessingway »




Je l’avoue, je redoute toujours un peu les anniversaires, les babyshowers, les baptêmes et les fêtes au calendrier, en général. Non, non, je ne suis pas antisociale, sans le sou ou frustrée. Simplement, l’aspect commercial de ces événements m’énerve et nous éloigne, à mon avis, de l’essence même d’une célébration qui devrait être avant tout humaine.

Imaginez ma joie quand mes amis du Bas-du-Fleuve m’ont organisé un cercle de femmes pour célébrer la Vie qui grandit dans mon ventre.

Un feu de camp. Sans enfants
(à l’exception de quelques enfants allaités)
Sans hommes.
Sans jugements.
Sans cosmétique, ni superflu.

Que l’air salin, le feu, le fleuve et le sable.
Quatre éléments.
Huit femmes.

Soleil couchant.
Un feu de bois de grève fut allumé.
Pénombre.
Des bougies représentants chacun des quatre coins cardinaux prirent place au centre du cercle.
Pleine lune.
La flamme de l’Est, côté où nait le soleil matin après matin, a ouvert la cérémonie.

Nous avons parlé de nos fiertés,
de nos défis,
de nos quotidiens,
de notre féminitude,
de nos accouchements…

Nous avons formulé des vœux pour les femmes enceintes,
ces enfants à naître,
ces naissances qui seront,
une fois de plus, uniques.

En mon nom et au nom de ce petit être, qui se nourrit de mes smooties et de mes émotions, MERCI beaucoup, chères amies, pour cet instant de pur bonheur.

 Cynthia !


Vous aimerez aussi: 
Les déchirures périnéales à l'accouchement, par Cynthia Durand

Quelques jours plus tôt, sur la même berge...

jeudi 17 juillet 2014

Entrevue avec Cynthia Durand, auteure de "Ma mère, c'est la plus forte: une histoire sur la naissance"


1ereCouverture9Ma mère, c’est la plus forte: une histoire sur la naissance

Texte : Cynthia Durand
Illustrations : Andréann Larouche
Avant-propos: Isabelle Brabant
Iqaluit (Nunavut), 2014.
32 pages, 3-10 ans
ISBN: 978-2-9814549-0-4





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Cynthia Durand, auteure
Entrevue avec Cynthia Durand,
auteure de "Ma mère, c'est la plus
forte: une histoire sur la naissance"
Suite à une pré-vente au-delà de toute attente sur un site de financement participatif, votre livre est enfin disponible au grand public. Un projet audacieux: aborder l'accouchement avec les enfants.





Un livre pour enfants entièrement consacré à l'accouchement... d'où vous est venue l'idée?

Lorsque j'étais enceinte de mon deuxième enfant, j'ai beaucoup cherché pour trouver un livre sur l'accouchement, mais je n'en ai trouvé aucun. De nombreux livres expliquent la conception, puis la grossesse, mais l'étape "accouchement" se résume généralement en une page où la mère se rend à l'hôpital... ce qui ne répondait pas à mon besoin: celui de répondre aux questions d'un enfant sur la naissance et de le rassurer.


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À qui s'adresse ce livre?

Il s'adresse principalement à trois clientèles : l'enfant dont sa mère est enceinte, l'enfant en général et le couple qui prépare une naissance.

L'enfant dont sa mère est enceinte, car c'est souvent à ce moment-là que celui-ci veut savoir comment le bébé va sortir du ventre de sa mère. Le livre répond à toutes ses questions d'une manière douce et rassurante.

IMG_7081L'enfant en général, car la naissance est un processus universel. Qu'importe le type de naissance appartenant à l'histoire personnelle de l'enfant (césarienne, adoption...), je crois que nous avons passé l'étape de raconter aux enfants que les enfants naissent sous les choux et que la société en est rendue à parler des grands événements de la vie à ses enfants avec honnêteté et positivisme.

Le couple qui prépare une naissance, car ce livre s'adresse secrètement à l'adulte.
  • Il explique la base de physiologie de l'accouchement,
  • nomme les besoins fondamentaux de la femme en travail (calme, intimité, bien-être), 
  • propose plusieurs visualisations,
  • illustre des positions pouvant faciliter l'accouchement et 
  • suggère indirectement de nombreuses méthodes de soulagement de l'intensité de l'accouchement (l'eau, les déplacements de la femme, l'auto-hypnose, la visualisation, la gravité, l'acupression, les massages...) 

Une sage-femme a aussi participé à ce livre, n'est-ce pas?

Oui, c'est vraiment un honneur d'avoir un avant-propos de la sage-femme Isabelle Brabant, auteure du livre Une naissance heureuse: bien vivre sa grossesse et son allaitement. Nous avons également la sage-femme Isabelle Garneau qui a écrit notre quatrième de couverture.

Photo de Cynthia Durand.
Pourquoi le thème de l'accouchement est si important pour vous?

La naissance de notre enfant, ça n'arrive qu'une seule fois et c'est un grand moment qui marque le coeur. Des études ont révélées que la femme a un souvenir très précis de son accouchement vingt ans après celui-ci.


Pour vous, qu'est-ce qui était important d'inclure dans ce livre?

C'était de parler de la physiologie de l'accouchement. Trop souvent, on présente les instruments médicaux et la mécanique de l'accouchement, mais il y a beaucoup plus que cela... Voici quelques éléments tirés de mes nombreuses lectures sur l'accouchement respecté (Michel Odent, Ina May Gaskin, Isabelle Brabant, etc) qui facilite notre compréhension de l'accouchement...

La vrille du bébé. Lors de l'accouchement, le bébé effectue une rotation sur lui-même, comme un tire-bouchon ou une vis, sa tête prend l'angle optimal pour bien descendre dans le bassin. Bouger en accouchant et utiliser la gravité peuvent faciliter l'accouchement.

Photo de Cynthia Durand.Le besoin d'intimité des sphincters. Les sphincters sont des zones timides: il est difficile d'aller au toilette ou d'avoir une relation sexuelle si nous avons le sentiment d'être observé. C'est pour cela que les chattes accouchent dans les garde-robes, certaines femmes dans la salle de bain, etc.

Les principales hormones nécessaires à l'accouchement s'alternent. Bonne nouvelle: chaque contraction (provoquée par l'hormone de l'amour) est toujours suivie d'un moment de repos (provoquée par l'hormone du bien-être). C'est le yin et le yang, l'inspiration et l'expiration, l'intensité et la douceur... l'équilibre et la fragilité de la Vie.

Pour acheter le livre en ligne: amazon.ca


Merci et bonne lecture!

AIMEZ la page Facebook du livre : https://www.facebook.com/mamerecestlaplusforte?ref_type=bookmark

mercredi 16 juillet 2014

Nos points de vente

Notre illustratrice Andréann Larouche signant un livre lors du lancement de celui-ci.


« Il existe sur la planète des milliers de femmes qui savent 
encore se murmurer: «c'est merveilleux, donner la vie». »
- Muriel Bonnet del Valle, La naissance, un voyage


Nos points de vente


En ligne :

Le plus facile (j'y gère mon compte:  www.amazon.ca  

QUÉBEC :
Bas-du-Fleuve
Chez Roudoudou,                     Rimouski 
Librairie L'Hibou-coup,             Mont-Joli
Librairie L'alphabeth,                Rimouski
Café Le P'tit Bonheur               Saint-Donat de Rimouski

Estrie

Claire Naissance- Kristelle Savard: www.clairenaissance.com


Gaspésie
Librairie Alpha,                          Gaspé

Lanaudière
Croquis d'A. Larouche à l'étape création.
Librairie Raffin,                          Repentigny

Laurentides
Librairie Sainte-Thérèse,           Sainte-Thérèse
Librairie Carcajou,                     Rosemère
Boutique Bleu Citron                 Blainville 

Laval
Librairie Carcajou,                     Laval


Montérégie
Librairie Alire,                                    Longueuil
Librairie Le Carrefour,                       Boucherville et Saint-Jean-sur-Richelieu
MAM autour de la maternité             Saint-Hubert
Mère et mousses,                             Longueuil
Yoga et Cardio                                  Ste-Julie
Maman Autrement,                           Saint-Bruno
Marie-Maude, doula                              www.mariemaude.ca


Montréal
Centre de périnatalité La Source en Soi,        Montréal (rue Beaubien E)
Dors Bébé d'or,                                               Montréal (Dorval)
Librairie Zone libre,                                         Montréal (rue Ste-Catherine E)
Librairie du Square,                                        Montréal (rue St-Denis)
Librairie Verdun,                                             Montréal (Verdun)

Capitale nationale
Les accompagnantes,                                   Québec
Andréann, illustratrice                                   www.demilunes.co

Ailleurs au Québec
Librairie Poirier,                                          Trois-Rivières
Dépanneur Rond'eau                                 Saint-Zénon
Papeterie des Hautes-Rivières                   Mont-Laurier
Papeterie commerciale                               Senneterre


NUNAVUT :
Arctic Cotton,                                                Iqaluit  



EUROPE :

Mère et Terre (Suisse)

Lecture du livre en plein air animée par notre auteure Cynthia Durand

Lunaissance (Blegique)
 www.lunaissance.be 
 www.facebook.com/doulalunaissance





vendredi 4 juillet 2014

Une journée à l’imprimerie


J’éteins la sonnerie de mon téléphone et vérifie l’heure. Vingt minutes d’avance et, dans mon estomac, des papillons timides sortent de leurs cocons. Nervosité d'une entrevue ou d'un premier rendez-vous... je suis désormais une femme d'affaires et je vais assister à la mise sous presse de mon livre. Mon premier livre!

Terrebonne, la journée est merveilleuse. L’endroit est propre, élégant. On me propose un fauteuil en attendant mon représentant aux ventes. Dans le coin de la pièce, sous une lumière permettant de scruter les détails d’une image graphique, j’aperçois la couverture de mon livre imprimée plusieurs fois sur un large carton 12 point lustré, tel que demandé. C’est la première fois que je vois les aquarelles d’Andréann couchées sur du papier, elles sont parfaites.

L’homme me propose de vérifier l'épreuve, puis me tend un stylo pour l'approuver. Je lis attentivement chaque mot, inspecte la qualité des couleurs, les contours des illustrations… Je repense à ma conversation récente avec ma chère amie linguiste :

- Peux-tu vérifier avec moi cette règle de française avec moi, s'il vous plait.
Toujours aussi convaincue de l’importance de la langue, elle ouvre son ouvrage sur les difficultés de la langue française et me confirme que ma réviseure a raison.
- Cynthia, des tonnes de personnes l’ont révisé, il faudra que tu finisses par le lâcher, ton livre.

Oui, le lâcher, le faire imprimer, l’assumer.

Il est temps de donner le « O.k. de presse », de poser ma signature. Je remarque sur la couverture la chatte brune qu’Andréann a pris soin d’ajouter au fil des illustrations; cette chatte qui a mis bas à la page neuf de l'album et qui donne le ton à l’intimité de l’accouchement à domicile de l'histoire.  


Vue du haut des immenses cartouches de la presse
(les couleurs primaires et le noir)
Je griffonne mon consentement en bleu, puis le responsable du document m’indique qu’il sera de retour dans environ une demi-heure. Quoi! Je dois attendre de l’autre côté de la porte! J’ai amené un roman pour patienter, mais les papillons dans mon ventre dansent : on imprime mon livre! C’est vrai! Et il est trop tard pour reculer ou changer quoi que ce soit. Incroyable, quel grand moment! Enfin, je vais pouvoir le palper, le toucher, le sentir.

Mais, coup de Judas, je suis dans l’usine même et l'on me demande d’attendre de l’autre côté de la porte. Je me suis déplacée jusqu’ici pour voir naître ce long travail, pas pour languir passivement dans une salle d'attente! Dès que le préposé réapparaît afin que j’approuve l’intérieur du livre, je m’assure de retourner dans l’usine avec lui.

Chacune des "cartouches" d'encre :)
Vue de côté
Règle de sécurité, vérification, autorisation... 
Odeur de peinture, énorme machine et ventilation puissante.
Cyan, magenta, jaune et noir. 
Quatre couleurs, quatre rouleaux. 
Une plaque grise de la grandeur d’une affiche et la presse qui imprime mon livre à une vitesse folle. Mon livre, comme c’est excitant!

Il va falloir le couper, le relier, le mettre dans les boîtes, passer le ramasser. Bientôt, ça sera le lancement, une grande fête pour célébrer ce nouveau bébé!
Quelle belle aventure!

FAQ – Éditions Cynthia Durand

Foire aux questions - L'aventure de l'autoédition


Pourquoi écrire un livre sur l’accouchement?

Enceinte de mon deuxième enfant, j’ai beaucoup cherché pour trouver un livre sur la naissance pour mon aîné. Mais tous les livres qu’on trouve sur la naissance montrent une mère enceinte, puis BANG, en une page, la mère se rend à l’hôpital et ressort avec un bébé. Des livres pour enfants sur l’accouchement même, à ma connaissance, il n’en existait pas.


À qui s’adresse ce livre?

L’histoire s’adresse au 3-10 ans, mais aussi aux femmes, aux hommes et à la société en général. J’ai voulu, pour une rare fois dans un média, que l’accouchement soit vu d’une manière positive.
On passe notre vie à craindre l’accouchement. On est bombardé de scènes d'accouchement qui virent en urgence dans les films et par des histoires d’horreur qui ne nous appartiennent pas alors que les plus grands chercheurs s’entendent sur la normalité des accouchements pour la vaste majorité des femmes. 

Ce livre s’adresse à ma fille qui va un jour probablement aussi accoucher et à ses cousines, aux garçons qui vont aussi probablement côtoyer la naissance un jour. Je veux qu’ils grandissent avec une image positive de l’accouchement.
Ce livre s’adresse aussi aux femmes qui ont peur d’accoucher, à celle qui cherche des images pour s’inspirer, à celle qui désire humaniser ce grand moment, qu’importe le lieu où elle donnera naissance.


Est-ce un « vrai » livre?

Oui. Ce livre a été créé dans la rigueur et les exigences actuelles du l'industrie du livre. Toutes les démarches administratives ont été faites pour que le livre se voie attribuer un code ISBN et pour que celui-ci soit catalogué aux archives nationales. Comme les livres produits avec une maison d’édition traditionnelle, deux exemplaires de Ma mère, c’est la plus forte seront conservés dans les voûtes des archives nationales pour les générations futures.


Pourquoi produire ce livre en autoédition?

J’ai approché quelques maisons d’édition avec mon projet et j’ai aussi suivi une formation sur l’édition afin de connaître les rouages du métier. Comme plusieurs auteurs québécois l’ont fait (Brian Perro, Hélène Desputeaux, Dominique Jolin…) je trouvais l’opportunité de devenir entrepreneure intéressante. C’est un peu dommage que le monde du livre semble snober l’autoédition, alors qu’en restauration, par exemple, on encourage les initiatives authentiques et originales, sans l'obligation de s’affilier à un grand nom du marché.

Mais, produire un livre en autoédition, c’est plus de travail?

 Oui. C’est sûr que dans une maison d’édition traditionnelle, l’auteur remet son manuscrit et que tous les collaborateurs sont déjà déterminés d’avance et gérer par un éditeur. Vous savez, c’est un incroyable contrat que l’auteur signe avec l’éditeur, un auteur qui veut vendre doit tout de même, en général, créer son site web, faire la promotion de son livre... puis ne touche que des peanuts pour un travail qui s’est souvent étendu sur de nombreuses années (au Québec, environ 1% de l’argent des ventes d’un livre est remis à l’auteur). Je voulais demeurer autonome face à mes idées, dans projet et surtout, conserver mes droits par rapport à mon livre et à tout produit dérivé, même si cela implique beaucoup de travail.


Les maisons d’édition traditionnelles reçoivent généralement des subventions pour le financement de leurs livres... En tant qu’autoéditeur, comment finance-t-on un tel projet?

L’impression du livre (nous avons fait un tirage de 2000 exemplaires), les frais de révisions, de promotion, etc représentent plusieurs milliers de dollars. C’est par hasard, quand le projet prenait forme, que j’ai vu passer le projet d’une connaissance qui finançait une expédition dans le Grand Nord sur un site de financement participatif. C’était une bonne idée, un signe! C’était aussi une façon de faire une étude de marché et la promotion. Grâce aux réseaux sociaux, mon livre a fait le tour du Québec et a même eu de la visibilité en France et en Suisse. Avant même que mon livre ne soit imprimé, plus d’une centaine de personnes l’avaient acheté en prévente. Dans le milieu de la périnatalité (les maisons de naissances, les centres de femmes, les accompagnantes à la naissance…) les gens parlent déjà de mon livre comme « une initiative unique qui répond vraiment à un besoin. » 

Nous avons aussi un partenaire officiel : le studio de yoga Namaste de Québec. C’est un centre de yoga qui offre divers cours prénataux et est très sensibilisé aux questions de l’humanisation des naissances.


En parlant du milieu de la périnatalité, une sage-femme a contribué au livre en rédigeant un avant-propos?

Oui, il s'agit de la sage-femme Isabelle Brabant auteure du succès de librairie Une naissance heureuse : bien vivre sa grossesse et son accouchement. Ce fut un livre qui m’a beaucoup touchée et que j’ai dévoré au cours de ma première grossesse. J’aime la sensibilité avec laquelle Isabelle Brabant parle de l’accouchement. Dès ma première grossesse, ce n’est pas toutes les interventions autour de l’événement qui m’attirent, mais son côté humain. Parler de la naissance, tout comme parler des soins de fin de vie, c’est aborder un débat délicat entre la technologie versus l’humanisation du processus…

vendredi 20 juin 2014

Le bébé et le placenta




Par un après-midi calme, avec des petits choux endormis et jouant au Lego, j'ai enfin avancé mes projets de tricots. Pour faire changement à la laine beige que je manipule jour après jour; une petite corvée de placentas.

- Maman, qu'est-ce que tu tricotes?
- Ce sont les cordons ombilicaux et les placentas pour les poupées.
- Des placentas? C'est quoi ça, un placenta???

Belle question. Grande question.
Hum, par où commencer l'explication?

" Tu sais, dans notre corps, on a des organes: des poumons pour respirer, un estomac pour digérer, une vessie pour le pipi. Le bébé, pendant qu'il se développe dans le ventre de sa maman, a besoin d'un organe pour faire tout ce travail... c'est le placenta!

Lorsque la maman mange, les bonnes vitamines passent par le placenta, suivent un des tuyaux du cordon ombilical et se rendent au bébé. C'est la même chose pour l'air qu'on respire. Et tout ce que le bébé n'a plus besoin, comme le pipi, sort par le cordon jusqu'à la maman, c'est elle qui s'occupe d'aller à la toilette à la place du bébé."

Tu sais, le placenta se connecte à l'intérieur du ventre de la maman, sur l'utérus. Il protège le bébé car il fait une barrière afin que juste les bonnes choses qui servent à ce que le bébé grandisse bien passent par le cordon. "

Alors, vous en dites quoi, de mon explication?


- Et après, qu'est-ce qui arrive au placenta quand le bébé sort?

Ça c'est une toute autre question... Il y a quelque chose de très culturel à l'attention qu'on porte au placenta après la naissance. Dans notre société occidentale, en général, on coupe le cordon tout de suite après la naissance du bébé, puis on jète ces "déchets" humains. Ailleurs sur la planète, on rend hommage au placenta, ce merveilleux organe qui a le même bagage génétique que le bébé: on l'enterre sous la maison, on le brûle, on conserve un bout du cordon...
Saviez-vous que certaines familles laissent le cordon ombilical et le placenta attaché au bébé jusqu'à sa séparation naturelle, au bout de quelque jour. On appelle cette pratique une naissance lotus (lotus birth). C'est une façon de remercier le placenta pour son grand travail au cours des neufs derniers mois... Tiens! pourquoi pas essayer cela au prochain bébé ?

photo d'un "lotus birth" tirée de : http://blog.birthbalance.com/?cat=19photo d'un "lotus birth" tirée de : http://www.parentdish.co.uk/pregnancy-and-birth/lotus-birth-real-life-placenta-attached/


Photos ci-dessous:

Voici, sur la première image, la maman du livre Ma mère, c'est la plus forte (p.25) en train d'accoucher ainsi qu'une de mes poupées, également en travail, sur un ballon de gymnastique bien utile pour relaxer entre chaque vague. Chuuuut... il ne faut pas les déranger.


Les estrades sont pleines, le spectacle de "monster truck" peu commencer.

"Ma mère, c'est la plus forte", un livre pour déconstruire nos peurs face à l'accouchement

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"C'est l'histoire de la naissance de ma petite soeur" Mat - fils de l'auteure

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